Archive for the 'Activités et animations' Category

L’EPN Mobile provincial organise la 1ère journée du Logiciel Libre en Province de Luxembourg.

Lilux« Vous voulez en finir avec les licences coûteuses, les virus, les difficultés pour trouver et installer des programmes, les mises à jour intrusives… ? Libérez- vous avec LiLux 1.0, la 1ère journée du Logiciel Libre en province de Luxembourg. » C’est à cette invitation qu’une septantaine de personnes se sont rendus le 20 avril dernier à la Haute Ecole Robert Shumann pour une journée riche en conférences et ateliers. Gilles Herman, formateur/animateur de l‘EPN Mobile provincial :  « Au départ, notre intérêt pour le libre vient de notre activité en insertion sociale. La fracture numérique matérielle touche d’abord les gens aux revenus très faibles. Là, il n’y a pas photo puisque Linux est gratuit, quoique encore confidentiel. Mais avec la sortie de la dernière version d’Ubuntu, on s’est dit que la solution était prête pour le grand public. »

Ubuntu prêt pour le grand public
« Ce système d’exploitation est stable, sécurisé, naturellement protégé des virus. L’installation est devenu très simple, sur le concept des Android Market et autres Google Play Store. Avec un plus de taille : la philosophie de communauté, d’entraide, de partage propre à l’Open Source. Les éditeurs du libre n’ont pas de gros budget de marketing pour faire connaître leur produits. On rentre donc parfaitement dans notre rôle en faisant connaître au maximum ce type d’outils. Il ne s’agit pas pour nous de rentrer dans le clan des opposés à Microsoft ou Apple et nous continuons à proposer des formations sous Windows mais il est important que les gens sachent que cette alternative existe, qu’elle est gratuite et philosophiquement riche. »

Au delà de la gratuité, une philosophie
Pour mener à bien cette première journée du libre organisée par (l’EPN Mobile de) la Province du Luxembourg, différents partenaires ont répondu présents : les EPN Gouvy, Hotton, Arlon, Tintiny et de la Haute Lesse, Planète Multimédia la Haute Ecole Robert Schuman et des représentants officiels pour la Belgique d’Ubuntu et d’Open Office : Sylvain Denis, Adrien Rami et Frédéric Van Muysen. «Nous attentions une trentaine de personnes, nous en avons accueilli une septantaine, de toutes catégories d’âge et d’intérêts. Ici, il s’agissait de voir quels types de jeux existent, là d’une première découverte ou encore d’un intérêt pour une utilisation en milieu professionnel. D’autres voulaient en savoir plus sur la philosophie du libre et certains ont posé des questions vraiment très pointues, d’où l’intérêt d’avoir de la présence de spécialistes

Bientôt des « install-party »
Un constat ? « Oui : à l’évidence, équiper un ordinateur coûte cher. Il faut compter entre 300 et 600 € pour une utilisation normale. On a réellement senti un intérêt pour des solutions logicielles qui sont vraiment de qualité, qu’on met, pour des raisons philosophiques, gratuitement à disposition de toute personne intéressée. »  A tel point que la journée sera reconduite. « Sans doute dans 6 mois. Et puis, nous allons décliner la thématique en sessions plus courtes, des « install-party » où l’on pourra se rendre dans les différents EPN intéressés de la Province. Nous avons un autre projet : récupérer d’anciennes machines, qui ont de 5 à 10 ans, et les réhabiliter grâce à Linux pour une utilisation « courante » : surfer sur Internet, regarder un film, faire de la messagerie. »

La Semaine numérique 2013

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Dans un mois, c’est la 14° édition de la Semaine numérique !

Du 20 au 26 avril 2013, la Semaine numérique(anciennement fête de l’internet) proposera plus de 400 activités partout en Wallonie et à Bruxelles.

La Semaine Numérique – qui s’inscrit dans une démarche de déjà 14 ans – est un moment unique dans l’année pour réfléchir, informer, sensibiliser, accompagner le public dans l’appropriation des technologies de l’information qui sont en train de révolutionner petit à petit notre existence. C’est l’occasion de faire le point sur l’impact de la révolution numérique sur notre quotidien, nos relations sociales ou nos milieux culturels et éducatifs.

Selon le même mode que la « Fureur de Lire », la semaine numérique met le multimédia à l’honneur. Tandis que la « Digitale week » se tient en Flandre, TechnofuturTIC coordonne La Semaine Numérique en Wallonie en étroite collaboration avec les EPN.

Le principe est simple et décentralisé : des acteurs locaux sont invités à proposer des activités d’animation, de sensibilisation, de formation autour de l’Internet et du numérique dans les différentes communes du pays. L’objectif étant de susciter l’usage de ces technologies par le plus grand nombre et de permettre aux plus fragilisés numériquement de découvrir, de s’initier et/ou de se former, et aux autres d’approfondir leurs connaissances.

Comme chaque année, Un clip a été réalisé pour l’occasion par des stagiaires de la HEPH Condorcet en stage à TechnofuturTIC

La semaine numérique 2013 – Harlem Shake

Photo facebookDu matériel pour promouvoir vos activités est disponible à TechnofuturTIC. 2 sessions de distribution seront programmées cette semaine. A suivre sur la page Facebook de la SN2013 : www.facebook.com/semaine.numerique

Des tablettes pour les EPN de Wallonie !

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Un Appel à projets a été lancé lors de la 9° Rencontre des EPN à Orp-Jauche le 30/11/2012 pour équiper les EPN de Wallonie d’une tablette 7” sous Android, le Ministre des Pouvoirs Locaux et de la Ville, Monsieur Paul Furlan, ayant donné son accord pour équiper et former les animateurs des EPN de Wallonie à ces nouveaux supports.

74 projets ont été retenus et ce seront donc 74 Espaces Publics Numériques de Wallonie qui ont reçu une tablette de type Nexus 7 avec pour objectif de découvrir ce nouvel environnement et de le faire découvrir à leurs usagers.

Deux demi-journées d’information ont été mises en place ces 14 et 15/03 à TechnofuturTIC et au CST de Marche-en-Famenne pour remettre les tablettes aux animateurs mais également pour les informer sur l’activation du terminal ainsi que sur les spécificités de l’environIMG_8065nement android.

Aux animateurs maintenant de s’approprier ce nouvel outil et de transmettre leur enthousiasme aux usagers des EPN. Ils ont jusqu’au 30/09 de cette année pour poster leur témoignage sur le réseau social des animateur (epnwal.ning.com). Un rapport d’activités sera alors rédigé sur base de ces témoignages et publié sur ce blog.

Huy à l’origine des EPN

EPN Radio Web HuyC’est la première fois qu’on a utilisé l’appellation Espace Public Numérique de Wallonie, avant même que la région wallonne ne décide de créer ce label. Michel Jadot, le coordinateur des 2 EPN de Huy, est bibliothécaire documentaliste de formation : «En 97 quand la bibliothèque s’est informatisée, j’ai proposé mes services. J’étais déjà un passionné. Début 2000, Pierre Lelong et Philippe Allard de Technofutur TIC ont mis en place une formation dédiée à la création, l’animation et la gestion d’espaces publics numériques. J’ai décidé d’en créer un à Huy, en partenariat avec la ville, Infor Jeunes et la Maison des Jeunes. » Un premier espace citoyen très « lounge et cosy », avec un sens particulier de l’accueil et un maximum de matériel de récupération a vu le jour. On se souvient encore de sa participation à la première fête de l’Internet en 2001, « avec un vaisseau spatial énorme. » Le deuxième EPN sera opérationnel en 2006. « On s’est naturellement orienté vers le public des seniors, avec un succès jamais démenti. Nos sessions font toujours le plein. » Les attentes ont évolué. « Au début, il s’agissait de découvrir l’informatique. Aujourd’hui, les besoins se situent au niveau des applications : la photo numérique, le multimédia en général ou encore le home banking. »

Cyber DD

Et puis il y a l’esprit club. Le Cyber DD (pour découverte et dépannage) existe depuis maintenant 5 années. Il compte 40 inscrits, soudés autour d’activités de découvertes et d’expérimentations numériques sur le terrain comme ce safari photographique dans le parc Paira Daiza. «Les gens se connaissent. Chaque année, on organise un barbecue. La semaine passée, la salle était occupée, ils sont 19 à avoir décidé d’aller au resto ensemble.»

Wiki Territorial

Michel Jadot et son collègue Lino Aquilina proposent également des formations à l’intention du secteur associatif pour la création de sites ou de logos. Le dernier projet porte sur un Wiki territorial, mené en collaboration avec le Centre Culturel de Huy : « Chaque association pourrait y introduire son histoire, ses archives. Un peu à l’image de Wiki Brest, il s’agit de rassembler la mémoire collective dans un Wiki Huy . »

Radio Web & story telling

Le studio Web s’adresse lui aussi au monde associatif et à ses publics. « InforJeunes va y produire des billets radio portant sur le job étudiant. Les séquences sont enregistrées en direct, et mises en ligne sur le site communal. Des jeunes vont pouvoir réaliser leurs propres émissions ». Le studio sera installé dans une salle dédicacée prêtée par la bibliothèque. « Il faut la rénover. En attendant, on a mis en place un studio style « camping de nuit » : une grande tente, une table en plastique, des chaises et du sable. A découvrir en podcast sur le site de la ville de Huy. Et après le son, l’image. « On travaille à des projets de capsules vidéos. A partir des enregistrements radio, on va incruster des images et lancer des reportages. On songe notamment à une capsule humoristique avec une mise en scène décalée, qui présenterait les activités de la commune. »

Je surfe malin

Allez, un dernier projet pour la route, en collaboration encore une fois avec InforJeunes : « Je surfe malin », c’est vraiment l’activité phare de l’EPN. un programme d’éducation critique aux médias centré sur les risques d’Internet. On a commencé à faire le tour de toutes les écoles, parfois très loin, jusque Waremme. Là, cela devenait difficile. Maintenant, ce sont les écoles qui viennent à nous. Là aussi, c’est un très beau partenariat »

Une borne Internet au Val des Seniors par l’EPN de Wellin

L’ouverture de l’EPN de Wellin date de 2008. En fait, ce sont quatre espaces publics numériques qui ont vu simultanément le jour en Haute-Lesse cette année là. Disposant d’un site internet commun, ils articulent leur actions sur des thématiques spécifiques comme la semaine numérique. Valérie Martin, coordinatrice de l’EPN de Wellin : « Notre public est similaire, ce sont chaque fois des petites communes. L’EPN de Wellin se situe dans un local dédié de la toute nouvelle maison des associations, au premier étage, près de la bibliothèque. »Les formations sont organisées sous forme de cycles. « Je fonctionne grosso modo sur le modèle d’une année scolaire avec un parcours complet conçu pour de grands débutants. Notre public se situe dans la tranche d’âge des 40-80 ans. Les accès libres ont lieu en même temps que l’ouverture de la bibliothèque tandis que les cours personnalisés se tiennent sur rendez-vous, durant les mêmes tranches horaires : les vendredi après-midi et samedi matin. »

Accès simplifié sous logiciel libre
L’EPN de Wellin a souscrit à deux reprises à l’appel à projet Papy et Mamy surfeurs. Le premier projet s’est traduit par la mise en place d’un espace informatique (4 ordinateurs) au sein de la maison de repos le Val des Seniors. « Nous avons formé les accompagnants aux techniques d’animation, à la méthodologie et la pédagogie à adopter pour les personnes âgées. Une fois par semaine, un atelier est proposé aux résidents. L’année dernière -c’est notre second projet-, nous avons mis en place une borne Internet sous logiciel libre. L’idée est d’avoir un accès Internet stable et simplifié pour la consultation de différents sites comme les journaux, les radios, l’info locale,… »

L’école numérique
L’EPN de Wellin a également déposé un projet école numérique. « Dans l’école communale de Lomprez, des créations numériques des élèves sont mises en ligne pour une communication active entre tous les acteurs d’éducation. Nous avons formé l’enseignante responsable aux différents outils multimédias et participé à l’élaboration des scénarii pédagogiques pour des cours donnés aux élèves de 5 et 6 sixième. »

Stages panachés et partenariats variés
Chaque année, l’EPN organise pour les 10-12 ans un stage d’une semaine informatique à thème : « On s’articule autour de sujets aussi variés que la cuisine, le néerlandais, la découverte de la pêche, du Mexique,… Les enfants découvrent la création vidéo, le mixage de son, la création de BD numériques, la découverte du monde, la robotique. A l’ordre du jour au prochain carnaval : la découverte de l’énergie par des expériences pratiques et la publication de comptes-rendus vidéos sur Internet. Plus largement, l’EPN démultiplie les partenariats au gré des opportunités. Collaboration avec l’accueil extrascolaire pour l’organisation d’une journée « Place aux enfants », cours et suivi d’un élève en décrochage scolaire, mise à disposition de matériel et de deux ordinateurs pour l’école des devoirs, participation au programme « je lis dans ma commune », collaboration avec le CPAS, Defits, Action Innocence, la Ligue des Famille et même avec les agents de contribution pour l’aide au remplissage des déclarations des contributions…

L’ EPN de Bernissart et Lire & Ecrire : derrière les écrans, cherchez le livre

Au rendez-vous des copains...

Dans la cité du Préau à Bernissart, plus de 40 nationalités se croisent. En collaboration avec l’EPN de l’entité , Lire & Ecrire organise des animations multimédia d’apprentissage et de familiarisation avec le français. Dans la maison du Préau tout d’abord et puis au sein de la bibliothèque de Blaton, histoire d’apprivoiser les lettres. C’est chose faite : le travail réalisé avec les apprenants va se conclure par un livre.

Patrice Moura est le coordinateur de l’EPN de Bernissart. Depuis 7 ans, il sillonne les campagnes avec son collègue Sébastien Cailleau au volant du cybernibus. « Nous desservons les 5 communes de Bernissart, Blaton, Harchies, Pommeroeul et Ville-Pommerœul, au rythme d’une entité par semaine. Les groupes nous suivent. Nous avons ainsi le groupe du lundi, celui du mardi, du mercredi et du jeudi. » Au menu, une vingtaine de modules, le tout s’étendant sur près d’une année et demi. « C’est plus un plaisir et un hobby qu’une formation. »

L’amitié au rendez-vous des vendredi du cyber
Le vendredi est un peu particulier : depuis 7 ans, le cyber bus accueille des fidèles qui débattent de sujets branchés à partir d’articles en ligne, piochés dans des journaldugeek.com et autre téléchargez.net. Cela s’appelle les vendredi du cyber. Des liens d’amitiés se sont tissés : bowling, petits restos et découvertes numériques en sus : « Nous avons déjà pu visiter les studios de Notélé , la cabine de projection du cinéma de Mons Imagix et le MIC ( Microsoft Innovation center). Nous choisissons des endroits liés au monde numérique. Le prochain objectif : les studios de Classic 21 à Mons. » Cela plaît : un second groupe a été mis en place, il se réunit un jeudi sur trois. L’EPN organise également des formations à l’intention de la maison de repos Les Glycines à Harchies, via des portables, 4 écrans tactiles et bientôt deux iPod.  Le cybernibus est également partie prenante du projet « Bernissart, Commune Amie des Aînés !’. L’EPN développe ainsi différents partenariats, dont celui avec Lire & Ecrire et la bibliothèque de Blaton.

Du Préau à la bibliothèque
Dans les animations mises en place par Lire & Ecrire, l’EPN gère la partie TIC. La formation a lieu les mardi après-midi dans le local de la Maison du Préau de la cité éponyme. Patrice Moura « Je suis là en tant que support informatique. Luc Parret, formateur bénévole à Lire & Ecrire, assure l’animation. L’objectif est de rendre les apprenants autonomes et d’utiliser les TIC pour faciliter les apprentissages. « Au début de la formation, les participants démarrent eux-mêmes leur ordinateur, vont dans leur messagerie, lisent le courrier du formateur qui leur a transmis des liens vers des sites d’apprentissage de français et de mathématique. La semaine passée, le lien pointait vers un site d’envoi de cartes de voeux. La bibliothèque de Blaton est partenaire du projet. « C’est le lieu idéal pour se familiariser avec le français. Les apprenants ont été très intéressés par l’univers du livre. Cela nous a donné une idée. Et s’ils en rédigeaient un ? On a consacré plusieurs mardi, huit en tout, à ce sujet. Les participants ont parlé de leur vécu, de leur hobby,… On a travaillé et traduit tout cela dans un recueil d’une trentaine de pages. Le coordinateur de Lire & Ecrire, Dominique rossi, a été séduit par le résultat et cherché un moyen de l’éditer. La Fédération Wallonie Bruxelles a décidé de soutenir le projet et un livret va être publié, toujours en collaboration avec les apprenants. Il devrait être diffusé l’ensemble des bibliothèques de la fédération Wallonie Bruxelles »

Outils Google, un nuage sans pluie pour nos EPN ?

Cloud Computing (informatique dans le nuage)La blogosphère est cernée pas ces visuels en forme de nuage  et ce terme ‘Cloud Computing’. Bien que n’étant pas une réelle révolution technologique, les outils de travail collaboratif et de partage sont devenus ‘The place to be,… in the Cloud’.

L’informatique dans les nuages, place toutes vos données ainsi que vos logiciels de manière décentralisée sur des serveurs distants. Pour certain, ce concept semble dématérialisé encore plus l’informatique, la quête du “saint serveur” est ainsi lancée : “Mais où sont situées exactement mes données ?”.
Tandis que pour d’autres, le Cloud est un gigantesque terrain de jeux où la suppression de l’installation de logiciels et la chute des frontières due à la distance entre collaborateurs leurs ont permis d’atteindre un meilleur niveau d’efficience.

Le 16 novembre nous nous sommes penchés sur l’utilisation des outils Google dans nos EPN. Les exemples sont multiples allant  d’un outil de gestion à une plateforme de formation. Cette journée nous a permis de découvrir la gestion d’agendas partagés, les possibilités d’administration de Gmail,  la suite ‘Google Documents’, la gestion documentaire sur ‘Google Drive’, choisir sa formule (Google Apps / Google Apps for business) et les techniques de l’écriture collaborative simultanée.

L’accessibilité et la gratuité des outils Google font leurs forces. Il est vrai que la notion de ‘gratuit’ chez ce géant du web marketing est relativement utopique, mais bon nombre d’usager inscrits dans les rouages de l’insertion sociale n’ont peut-être pas le luxe de se poser cette question. Ces outils à l’interface simplifiée sont plus abordables pour un public éloigné des usages informatiques et permettent au formateur de dynamiser ses méthodes. Les données ainsi disponibles de partout, permettent de se passer de clé USB ou de tout autre support de stockage, bien qu’il soit conseillé de multiplier les solutions de sauvegarde ainsi que leur type de support. Ce n’est pas un scoop !

Quant aux outils de gestion, sous forme de formulaire par exemple, nous remarquons qu’il est préférable d’accompagner l’utilisateur à les compléter. D’une part, afin de connaître davantage votre public et d’autre part vous vous assurer de la qualité des données récoltées. Un outil de statistiques vous permettra enfin d’argumenter simplement les résultats de vos actions menées.

Cependant, avec un public senior, le partage de document et le travail collaboratif ne semble pas être un usage approprié dans le cadre d’une formation d’initiation à l’informatique. En effet d’après Jean-Michel Guarino (Epn Herstal) et Christophe Desorbay (Epn MomiClic) et leur partage d’expériences, ces outils ne sont pas toujours en adéquation avec les besoins cognitifs de leurs stagiaires.

Inversement, il y a une réelle connexion entre ces outils et le public en situation d’illettrisme. On insiste moins sur cette notion de localisation des données et l’on se concentre plus sur l’aspect collaboratif. Le stagiaire se sent moins seul face à ses erreurs, son incompréhension ou dans certain cas, sa différence. Apprendre devient un échange où l’on se situe au coeur de son apprentissage. Le formateur devenant, lui, le coach d’un groupe classe de plus en plus autonome. Bien sûr tout n’est pas rose, il faudra créer une dynamique de groupe, développer l’esprit d’équipe et se débarrasser de l’esprit de compétition.

Du point de vue juridique, plusieurs points sont à relever parmi lesquels, la localisation sur le sol Européen des données de facturation numérique ou le traitement des données à caractère personnel. Les solutions gratuites se dé-responsabilisant de la sécurité des données en cas de bugs ou failles de sécurité de leurs systèmes. Or, légalement, lorsque vous récoltez des données à caractère personnel et/ou confidentiel vous êtes tenu de vous assurer de la mise en place de leur sécurité.

Pour tous ceux qui désir se lancer dans l’aventure, deux documents ont été publiés :

En licence Creative Commons, vous pourrez librement les utiliser avec vos stagiaires.

Les rencontres Mondiales du Libre à Bruxelles en 2013

Les Rencontres Mondiales du Logiciel Libre sont nées en 2000 à l’initiative de l’association bordelaise des logiciels libres (ABUL). Elles ont eu lieu à plusieurs reprises à Bordeaux, pour ensuite essaimer dans d’autres villes en France et dorénavant en Europe avec Genève en 2012 et Bruxelles l’année prochaine.

C’est du 6 au 11 juillet dans les locaux de l’ULB que se tiendra donc la 13ème édition des RMLL La candidature a été portée par Nicolas Pettiaux, Membre des associations libres BxLUG, APRIL et AFUL : « Les Rencontres Mondiales du Logiciel Libre concernent des publics variés et conjuguent en un même lieu quatre événements. Les RMLL sont tout d’abord une manifestation de sensibilisation et d’initiation au libre (logiciels, ressources et œuvres de l’esprit en général) qui s’adresse à chacun (entreprises, administrations, associations, institutions publiques, écoles, institutions culturelles) au travers de thématiques spécifiques : informatique, création artistitique, formation, enseignement, santé, handicap, éducation permanente,… » Les RMLL seront également le rendez-vous des associations francophones impliquées dans la promotion et la vulgarisation des usages des logiciels et ressources libres, ce sous la forme d’un « Village des Associations ». Ces rencontres constituent également un espace privilégié de rencontre de concepteurs et développeurs du monde entier venant échanger sur leurs projets. Les RMLL abritent enfin des espaces de formation personnelle et professionnelle.

Défense des libertés

Le fil rouge de l’édition 2013 sera la défense des libertés numériques avec différentes actions destinées à prendre conscience des enjeux politiques et économiques sous-entendu par le mouvement Open Source : brevet sur les droits d’auteurs, logiciels propriétaires embarqués « de force » dans les ordinateurs, surveillance du Web. L’accent sera également mis sur les ressources créatives présentes dans les matériels et logiciels libres avec la mise en place d’un « Fabulous Hacking Space ».

Dimension éducative

Une attention tout particulière sera portée à la dimension éducative. Nicolas Pettiaux : « Déjà utilisées au sein de l’éducation publique et relayées par de nombreuses formations, les technologies du libre font l’objet en Belgique d’un intérêt grandissant. Les RMLL 2013 ont pour objectif de renforcer cette tendance et seront l’occasion de mettre en relation les spécialistes du domaine avec les professeurs, formateurs, les élèves et les stagiaires. Ces RMLL seront également une source importante de formation et de veille technologique dont pourront bénéficier librement les écoles et les universités. Des ateliers pratiques à destination des professeurs des écoles primaires, secondaires et hautes écoles, notamment artistitiques, seront organisés en collaboration avec l’ULB. »

Arts numériques et bonne chère

Différentes synergies se mettent en place. Ainsi le Festival des Arts Numériques offrira-t-il tout au long des 6 jours des Rencontres un panaché de découvertes culturelles « libres» au travers de ses Nocturnes : des concerts et des pièces de théâtre mais aussi des jam-sessions musicales et du live coding (programmation interactive). Un repas du libre, organisé l’avant-dernier soir des RMLL permettra de découvrir la culture gastronomique bruxelloise et son terroir. Il rassemblera 450 personnes dont les principaux représentants des administrations locales.

EPN et bibliothèques : dépasser la diffusion documentaire

C’est le 22 octobre dernier à l’Université de Travail de Charleroi que le service lecture de la Fédération Wallonie Bruxelles a organisé la journée « Partagez l’aventure des bibliothèques » à l’intention des étudiants de dernière année des sections bibliothécaires, documentalistes et sciences du livre. Différents ateliers étaient consacrés aux enjeux et métiers du développement des pratiques de lecture et d’écriture en bibliothèque, dont deux sur le rôle des EPN en bibliothèque. L’EPN de l’Université du travail est géré par Daniel De la Marche, détenteur d’un graduat en informatique de gestion et d’une formation de bibliothécaire. « Il ne faut pas », explique Daniel , « être informaticien pour gérer un EPN. Bien sûr, il faut avoir la fibre mais on n’est pas tout seul. Les EPN labellisés ont accès gratuitement à des formations organisées par Technofutur. Il existe un réseau social d’information, d’échange et d’entraide entre animateurs. »

Articuler l’EPN avec la bibliothèque
Quelle est l’articulation entre l’EPN et la bibliothèque ? «L’EPN doit se greffer aux pratiques de la bibliothèque afin d’aller au-delà de la simple diffusion documentaire. Nous avons placé sur un support en ligne les activités d’un stage d’écriture organisé par l’ASBL Sima. . Nous avons acquis pour ce faire le logiciel Comic Life qui permet de réaliser très facilement un roman photo simplifié. Nous avons utilisé lors d’une visite de classe le site Jimdo pour leur permettre de s’exprimer d’une nouvelle façon. Nous apportons une dimension complémentaire aux activités de la bibliothèque.»
Quel public l’EPN de l’UT touche-t-il ? « Essentiellement le public scolaire et les personnes âgées. Il y a à proximité d’autres structures qui s’adressent aux demandeurs d’emploi. Nous avons des plages horaires de consultation libre, des sessions organisées sur rendez-vous et des ateliers thématiques que nous organisons en fonction des demandes des lecteurs : les logiciels libres, le cloud computing, comme gérer et sécuriser son profil Facebook ,… Nous avons la chance d’être complément indépendant dans la gestion de notre EPN et de bénéficier d’une connexion haut débit au réseau académique géré par Belnet. Dans de nombreux EPN, on dépend de l’informatique communale. Pour une simple mise à jour, il faut parfois des semaines et si la politique de sécurité interdit par exemple l’accès à Facebook, l’animateur se trouve coincé. Il faut bien savoir qu’il n’y a pas deux EPN identiques. Parfois, leur arrivée dans une bibliothèque est le fruit du hasard. Je songe à un projet entre un CPAS et Oxfam dans une commune qui a débouché sur la création d’un EPN. Il n’y avait pas de place dans les locaux du CPAS : on a mis l’EPN dans la bibliothèque mais personne n’était prêt ! »

On se sent utile
A l’instar du réseau de bibliothèque de la Louvière, L’UT de Charleroi planche sur un projet de liseuses électroniques. Daniel  : la bibliothèque et le numérique sont de plus en plus imbriqués. Dans ce contexte, l’EPN aura un rôle de plus en plus important à jouer.Pour moi, c’est le même métier que celui d’un bibliothécaire mais avec des équipements différents. C’est ce qui fait la beauté de ce métier : on se sent utile , on voit que l’on sert à quelque chose.»

VIKIDIA, comme les grands…

VIKIDIA est une web encyclopédie, écrite en français, en espagnol et en italien à l’intention des enfants de 8 à 13 ans, mais à laquelle chacun, quel que soit son âge, peut participer. Basé sur le même principe que son grand frère WIKIPEDIA, il en offre les mêmes avantages et inconvénients. Le risque n°1 reste la véracité de l’info. Bien heureusement les Wikidiens veillent au grain et les erreurs sont repérées et corrigées au plus vite. Et surtout, la guerre au « Vandalisme » est ouvertement déclarée !

Face à VIKIDIA, on peut adopter 2 attitudes différents selon que l’on soit utilisateur, donc  à la recherche d’informations, ou concepteur. Bien sûr, on peut aussi être les deux à la fois. C’est donc un outil doublement intéressant pour les jeunes.

En effet, le premier point de vue est celui de l’utilisateur. Le niveau d’info est accessible, adapté. Et selon les besoins ou desideratas, il existe plusieurs niveaux de recherche (moteur de recherche classique, par thèmes, par catégories, par images et même par hasard…). Bon c’est vrai que, petit point faible de ce site, l’ergonomie et la navigation sont un peu brouillon. Ceci dit, pour toutes questions posées, restées sans réponse, « Savant Cogitus » est là pour nous satisfaire.  Une relation virtuelle et intellectuelle personnalisée ! De plus, le site est actualisé régulièrement, en tête de bandeau de la première page une info utile. Et chaque semaine un article est mis en exergue. Plus bas, toujours sur la page d’accueil, on trouve l’image du jour.

Ainsi, l’utilisation de VIKIDIA peut susciter l’envie de passer à un niveau supérieur celui de la participation active, qui d’ailleurs est largement sollicitée sur le site (on peut commencer par mettre des photos, par exemple). Le second point de vue est donc celui du concepteur. La participation en ligne non seulement rend le site vivant, mais en plus, il permet au jeune de devenir acteur du net. Pour cela, c’est très simple, il suffit de « créer un compte » auquel il peut, s’il le souhaite, rajouter « une page perso ». La participation personnelle devient alors collective et les jeunes créateurs (qui finissent par se connaître via leur pseudo et leur page perso) apprennent aussi à travers leurs échanges. Et dans le coin « bavardages », c’est comme à l’école, cela fonctionne très bien.

Donc, au-delà du fait de développer le sens du partage et de la communauté, il y a une certaine fierté, pour un jeune utilisateur, à créer sa propre page, non pas perso, comme dans un blog (qui est très bien aussi) mais collective. Car ici on se confronte au travail en groupe. Et quel groupe, un groupe mondial, celui du Web ! Forcément on peut se sentir utile pour tous et c’est aussi idéal pour la préparation d’exposé par exemple.

 Car voilà le troisième point intéressant et cette fois il s’adresse aux enseignants, VIKIDIA, exemple de site web collaboratif, peut être un outil pédagogique très utile et ludique. Il offre aux formateurs de réels « projets pédagogique » en ligne.

Et si VIKIDIA est avant tout une communauté faite par des jeunes et pour des jeunes, il n’est cependant pas interdit aux adultes !

EPN : pour des déclics intergénérationnels

En 2010, la Région wallonne a lancé un appel à projet en direction des EPN afin de lutter contre la fracture numérique intergénérationnelle. 2 ans plus tard, nous voilà en pleine année européenne du vieillissement actif et des solidarités entre les générations. Par essence, l’EPN se prête aux rencontres, aux mélanges des genres, des âges et des cultures. Comment (mieux) y intégrer des pratiques intergénérationnelles ? Atoutage propose des feuilles de route méthodologique et pédagogique en la matière.

« Par exemple en prenant en compte l’aménagement » explique Cécile Dupont, Directrice. « Nous avons apporté un soutien méthodologique en ce sens à l‘EPN de Quevy. Ouvrir un lieu comme un EPN à toutes les générations entraîne de facto une réflexion. Sur les messages qu’on va véhiculer. Sur la communication et les supports qu’on va utiliser pour toucher tel ou tel public. Il s’agit de rendre l’espace attractif pour toutes les générations,non seulement en matière d’accessibilité, mais aussi de convivialité et d’interactivité. »

Croiser les attentes
Comment favoriser les échanges ? Avec des initiatives déjà bien rodées par certains EPN comme l’initiation des plus âgés par les jeunes. « Mais il est intéressant, important, » ajoute Cécile Dupont,  d’avoir une réciprocité, de voir ce que chacun y trouve comme intérêt. Il s’agit d’envisager, de faciliter et stimuler les échanges dans les deux sens. » L’ASBL peut intervenir sous forme de coaching. Il faut compter 2 ou 3 séances de 2 heures : « On peut par exemple aider à effectuer un relevé des attentes des utilisateurs potentiels et voir comment on peut les croiser. On peut aussi prendre en compte la participation de bénévoles.  La dimension du bénévolat est de facto importante lorsque l’on travaille dans l’intergénérationnel. »

Dynamique intergénérationnelle
« Il y a tout un travail possible à faire autour de l’animateur, envisager son rôle dans une dynamique intergénérationnelle où il agira en tant que facilitateur et médiateur. Ce n’est pas si évident. En Maison de Repos, nous pensions avoir fait un bon « briefing » d’un animateur multimédia et pourtant, on s’est aperçu qu’il prenait, sans en avoir conscience, uniquement des exemples qui ne pouvaient « parler » qu’à une seule génération.

Livre-outil
En 2010, Atoutage a publié chez de Boeck un livre outil intitulé « Commenté développer une action intergénérationnelle ? ». Ce guide, rédigé en partenariat avec une vingtaine de professionnels du secteur intergénérationnel belge, est le fruit de deux années de recherche. Il propose une feuille de route pour concevoir, développer ou évaluer un projet intergénérationnel Ici un habitat kangourou, là un mentorat, une pièce de théâtre ou des formations. Comment monter un projet générationnel ? Y a-t-il des trucs et astuces à connaître ? Que faut-il éviter ? Comment développer des activités destinées à un public spécifique ? Comment le mettre en lien avec d’autres générations ? Le guide apporte des réponses concrètes, propose des idées, au travers des témoignages, liste des outils (une cinquantaine) directement utilisables pour le travailleur de terrain des secteurs associatif, éducatif, culturel…et pour les animateurs d’EPN.

Faire se croiser des générations. A tout âge

L’ASBL Atoutage est née il y a 10 de la volonté de mettre en relation des générations différentes et de faire se croiser les différents publics d’institutions et d’associations de   « terrain ». Des crèches, des maisons de repos et des maisons de jeunes bien sûr. Mais aussi des centres culturels, des maisons de repos et…des citoyens.

Ici, c’est une école maternelle où des adultes viennent raconter des histoires aux enfants. L’idée a donné naissance aux projets « Généraconte » et « Lis nous une histoire ».  Là,  c’est avec des images qu’on raconte : Atoutage est à l’origine du premier festival du film intergénérationnel qui s’est tenu en avril 2011 avec en ouverture Pandora’s box d e Yesim Ustaoglu, et la présence remarquée de Tsilla Chelton. La deuxième édition a lieu en novembre prochain.

La paix tout de suite
Cécile Dupont, directrice : «Nous sommes plutôt des acteurs de seconde ligne. Nous accompagnons des partenaires qui veulent mettre en place des projets intergénérationnels : une commune, une entreprise, un CPAS ou un citoyen » Comme cet habitant d’Ottignies, Antraning Zarmadian, voulant transmettre le témoignage écrit de son père sur le génocide arménien, entre 1915 et 1916. Le projet prendra rapidement de l’ampleur, avec la participation du Centre culturel d’Ottignies Louvain-la-Neuve, le Centre culturel laïque juif et le Festival des Voies de la Liberté, rejoints par différents bénévoles et associations proposant des animations autour de la communication non-violente ou la désobéissance civile… Le résultat ? « La Paix ça commence tout de suite », ou la volonté d’ouvrir un travail de mémoire sur les 3 génocides attestés du XXe siècle, de travailler, sur leur reconnaissance et de réfléchir aux comportements à adopter pour éviter que l’histoire ne se répète. Avec un expo (le génocide des arméniens), un spectacle (Schicklgruber alias Adolf Hitler), des films (« Mots » de Pierre Mertens), du cinéma et des rencontres.

Médiateur et facilitateur
Cécile Dupont : « Atoutage, c’est une association pour ceux qui souhaitent des réponses intergénérationnelles à des problématiques sociales diverses. Nous pouvons prendre en charge un projet de A à Z, ou intervenir ponctuellement comme cela a été la cas pour la cellule de développement communautaire d’Ottignies LLN. Un projet de potager communautaire était lancé, mais tardait à se concrétiser. Nous avons fourni des outils aux animateurs et nous sommes intervenus dans les réunions de quartier. Il s’agissait de prendre en compte la dimension intergénérationnelle du projet. Nous avons un rôle de médiateur, de facilitateur qui veille à ce que chacun puisse s’exprimer, que la parole de chacun soit prise en compte.» Le potager a vu le jour l’année passée.

Sensibilisation et gestion de projets intergénérationnels
En parallèle, Atoutage developpe des formations. «Soit on intervient à la demande et sur mesure, soit on propose des formations ouvertes à un public relativement large, principalement associatif. Ce sont des formations de base d’une ou deux journées à la sensibilisation  : qu’est-ce que l’intergénérationel ? Que peut-on en attendre ? Comment mettre en place un projet, comment gérer un partenariat qui tienne compte de cette dimension ? » Tous les premiers lundi du mois, entre 12 et 14 heures, l’ASBL organise aussi des séances d’écoute dans ses locaux. Yapadage pour y participer…

Certica : augmenter la dimension pédagogique des formations (MAJ 11/06)

certicaLa première session du parcours de formation Certica s’est clôturée en mai. Ses participants vont se voir décerner un certificat inter-universitaire de formation continue à l’issue de la défense orale d’un parcours de formation qui privilégie le « pratico-pédagogique ».

Marie-France Brundseaux, Chercheuse à l’ULG : « Au terme de cette première session, on se rend compte de l’intérêt à valoriser les compétences de terrain des formateurs, et à les améliorer, essentiellement sur le plan pédagogique. Certica est réservé à des formateurs en exercice : notre groupe comptait 12 personnes, dont 8 animateurs d’EPN. Le parcours est pensé en fonction de cette réalité : on part de leur expérience de terrain. On s’en sert comme base de travail pour tisser du lien entre ce qu’ils font déjà et la pédagogie. On demande à chaque participant de transférer leurs acquis de façon tout tout à fait concrète, sous forme de 3 minis « innovations ». Cela peut être une nouvelle méthode, le changement d’une séquence, d’un rythme, d’une chronologie dans leur formation. »

Les participants au cœur de l’apprentissage
La ligne méthodologique de Certica repose sur une volonté de combiner motivation, autonomie et implication des participants qui se voient placer «au coeur de la démarche d’apprentissage ». Le cursus intègre les TIC, soit à des fins de d’exploitation lors des formations, soit sous forme d’outils, essentiellement Web 2.0 : plates-formes collaboratives, gestion de contenus, de flux. En tout, 25 outils en ligne ont été présenté aux participants.

Suivi individuel
La formation qui a débuté en janvier dernier comprend 4 blocs de deux journées, auxquels s’ajoutent une formation extérieure obligatoire, en rapport avec la thématique couverte par Certica. En arrière fond, un suivi individualisé, en ligne via la plate-forme e-learning de l’ULG BlackBoard et en présentiel avec deux accompagnements en début et en fin de cycle. « On met en avant ce qui fonctionne bien et on y ajoute des briques «  La formation coûte 500 € (tarif unique). Au terme de celle-ci, le participant rédige un portfolio qu’il défend oralement. Celui-ci pointe l’évolution des pratiques : compte-rendu des activités de transfert, retour sur la formation extérieure, acquis pédagogiques,…

Première expérience satisfaisante
L’équipe Certica se compose de 3 encadrants et de deux professeurs : Marianne Poumay, responsable du projet et François Georges. Des évolutions attendues pour l’année prochaine ? « On s’est rendu compte que la formation était trop concentrée. C’est beaucoup d’informations en très peu de temps pour des personnes très actives. Son déroulement devrait donc être quelque peu étalé dans le temps. L’outil de suivi en ligne et le canevas électronique du portfolio devraient également être aménagés mais globalement les retours sur le parcours de formation en temps que tels sont très satisfaisants. » Ouverture des inscriptions dès septembre…

(MAJ 11/06) Les dates 2013 sont disponibles ICI

Les Mo de l’expérience (3) : la parole aux usagers

Après les écrits d’animateurs au travail, les écritures plurielles des réseaux, notre saga se penche sur les écrits d’usagers. Dans les EPN, non seulement les usagers apprennent à s’approprier les outils numériques, mais leurs paroles comptent également pour dynamiser la vie du lieu. L’écriture est un excellent vecteur de lien social.

Des commentaires d’usagers

Après avoir participé à un atelier, les participants apprécient de laisser un petit message pour donner leur impression a posteriori, revenir sur un point, enrichir d’une ressource sur le sujet… Bref, autant de prétextes pour donner son avis et donner envie aux autres de participer à l’atelier comme à l’EPN de Momi Clic.  A la manière d’un livre d’or à Arlon, on recueille des témoignages à Hotton ou des remarques, suggestions, idées d’ateliers sous forme de questionnaire pour les usagers, qui participent ainsi aux améliorations de l’EPN. La bibliothèque de Florennes offre à ses lecteurs, aux bibliothécaires et aux utilisateurs de l’EPN, la possibilité de partager leurs coups de cœur (livres, sites internet et bonnes adresses). Mais donner libre cours aux expressions des usagers ne se fait pas uniquement sous forme écrite : les images, les vidéos, les voix ont leur mot à dire. L’image aussi est un langage, peut-être même plus universel… Pourquoi ne pas organiser un concours photo comme les EPN du Grand Dijon ?

Donner à voir les réalisations du public

Lors des ateliers, le public des EPN réalise ses propres créations : cartes postales, blogs, web-reportage, clips vidéo. Les EPN de l’agglomération de Montbeliard ont eu l’initiative de mettre ces réalisations sur le site afin que chacun puisse se rendre compte du travail réalisé.  A l’EPN de Gouvy, les utilisateurs sont à l’honneur et porteurs de belles surprises… Bien d’autres réalisations sont possibles. Ainsi, à l’EPN de Mons, on peut assister à la création d’un atelier d’ombres chinoises, du découpage au spectacle final.  Et à celui de Tubize, de véritables créations sonores sont mises en ligne, comme l’atelier « Prévert est un slammeur ».

Faire ecrire

Des portraits d’usagers : A Folelli en Haute-Corse, le blog de l’EPN décrit le suivi des ateliers et mêle les commentaires des participants,les reportages photos donnent le ton des moments forts dans l’EPN et nous présente des portraits d’usagers qui confient leur rapport à l’écriture… Dans le même esprit, histoires ordinaires  qui m’a été signalé par Michel Briand à Brest, nous fait découvrir des citoyens aux multiples trajectoires sous forme d’interviews : des anonymes, des citoyens qui nous ouvrent leurs passions et leurs idéaux.

Des ateliers d’écriture:Le Journal tout en images est depuis 2010 un magazine vidéo participatif du quartier Abbaye-Jouhaux-Châtelet à Grenoble. A travers des ateliers de réalisation audiovisuelle, des habitants de tout âge prennent en main les outils d’aujourd’hui pour donner à voir et à entendre la diversité et la richesse de leur quartier.Ils bénéficient des interventions d’une artiste vidéaste et de l’équipe du Centre AudioVisuel. Ce projet s’est construit en partenariat avec les professionnels du secteur éducatif, social et culturel.

Depuis mai 2008, des journaux scolaires, sous forme de blogs ont vu le jour grâce à l’accompagnement de l’EPN  qui forme les instituteurs à l’autonomie dans la gestion de ces projets d’écriture et les élèves à la découverte de ces outils. L’espace 19 à Paris publie des articles avec l’aide des usagers. Tous ces exemples visent à rendre les usagers acteurs et à les guider dans leur appropriation des outils numériques, tout en créant des espaces d’échange, d’expression et de réflexion. Les ateliers d’Albertine Meunier comptent sûrement parmi les plus beaux exemples. Aller consulter le glossaire, c’est drôle, émouvant, touchant, et ça nous fait réfléchir sur nos pratiques d’animateur multimédia. Les vidéos réalisées par ces demoiselles de plus de 77 ans sont un régal et le tumblr nous fait partager leur production au fil des ateliers. Et pourquoi pas ne pas réfléchir avec les usagers à l’animateur multimédia de demain ? Leur demander comment l’animateur est perçu ? Que reste-t-il à inventer ensemble ? Voyez par exemple l’initiative citoyenne de RECIT, qui sur un mode participatif, démocratique et solidaire, met en réseau des expériences et des méthodes éducatives émancipatrices. Pour en savoir plus, ici.

Illustrations : affiches des ateliers d’écriture de la bibliothèque d’Estampuis.

La VJ attitude

On connaissait le DJing qui mixe des musiques. Le VJing, lui, mixe  vidéos, photos, images et tout objet visuel. V et J sont les initiales du terme Video Jockey ou Visual Jockey. La matière visuelle se  travaille en live et se retrouve projetée sur un ou plusieurs écrans. Né au début des années 1990 dans la scène techno, le VJing est aux frontières du cinéma expérimental, de l’art vidéo, numérique, de l’animation…

Les 20, 21 et 22 février à la MJC Mercoeur (Paris), nous étions une dizaine de participants à nous retrouver dans le cadre des ateliers de productions VJing nomades « Ecole VJ » organisés par Laurent Carlier. Laurent Carlier, animateur des ateliers, est VJ depuis une dizaine d’années et fondateur des Réseaux de la Création,  conférencier et directeur artistique, journaliste dans Etapes graphiques… il est ce que l’on appelle un hyper-activiste du VJing.

Au programme de ces trois jours de création visuelle :

1er jour : Education aux flux médiatiques pour avoir des repères historiques qui vont de la chronophotographie avec Edward Muybridge à l’art numérique en passant par les avant-gardes (constructivisme, Bauhaus), le cinéma expérimental et l’art vidéo. Le temps de s’arrêter sur les précurseurs du VJing et de nous donner l’eau à la bouche avec cette petite sélection : « Pas de deux » de Norman McLaren, « The Dante Quartet » de Stan Brakhage, « The Lovers »  de Bill Viola, « Anémic cinéma », Rotoreliefs de Marcel Duchamp,  « Data.Microhelix » de Ryoji Uekeda.  Impossible de les citer tous tant les références abondent pour arriver jusqu’au VJing et ses enjeux artistiques actuels. Des médias de masse, appropriation/détournement et self-média. C’est aussi lors de cette première journée que nous avons pu être sensibilisés au logiciel VJ : Modul8.

Le 2ème jour nous a permis de nous concentrer sur le logiciel pour créer du sens en abordant les notions des théories du montage, des limites de la représentation et de ce que Laurent appelle l’anarchivisme ou l’art de rendre vivant ses archives. Cette technique permet ainsi de créer et stimuler les associations d’images, de les intégrer dans une dynamique qui servira de stimulation pour la performance. Nous avons également pu aborder tout le matériel hardware et softwares dédiés au VJing.

Le 3èmejour a été consacré à l’approfondissement du logiciel en fonction de notre projet, à la gestion du multi-écrans et à l’optimisation des images pour la performance. En fin d’après-midi,  dans la semi-obscurité de la salle, la rencontre improvisée des images et des musiques a eu lieu. Les performances en live se sont succédées avec succès.

Le VJing touche tous les styles de musique, toutes les démarches artistiques et culturelles. De l’approche documentaire au mapping, tout est permis : pulsations, surimpressions, jeux de transparences, formes géométriques, boucles, effets stroboscopiques, rythmes,  flous, ralentis, bancs-titres, clips, répétitions, samples, effet Koulechov, colorisation…  Art du collage, du remix et des mashup, c’est un régal pour tous les bidouilleurs visuels. A titre d’exemple, voici des mappings féériques de Digital Slaves, des performances de toute beauté par le label visuel AntiVJ, des objets insolites réalisés par un collectif d’architectes : EXYZT. Cette pratique artistique émergente peut donner lieu à de nouveaux ateliers au sein des EPN.

Ressources

Pour vous faire une idée, je vous recommande d’aller jeter aux vidéos du festival Vision’R organisé par les Réseaux de la Création. Vous y trouverez un montage de démo par année, de quoi vous donner envie de participer aux ateliers de Laurent.

Pour échanger, partager, visionner et diffuser de l’image mixée en temps réel : le réseau des VJ.

Pour vous tenir informés et échanger des infos sur les initiatives au service du VJing et des images live, vous pouvez également vous inscrire sur la liste VJ collaborative des Réseaux de la Création et sur la page Facebook.

 

Les Mo de l’expérience (2) : écriture plurielle des réseaux

Le mois dernier, nous avons présenté des sites et blogs d’animateurs qui parlent en leur nom propre. Mais il y a aussi des modes d’écriture collectifs, pluriels, collaboratifs : ceux des réseaux. Comme est long le temps de construction d’un  réseau, l’émergence d’un tel mode d’écriture demande patience et pédagogie…

Des réseaux au service des animateurs

De nombreuses plateformes sont consultables. Elles témoignent de ce qui se fait dans les différents EPN et s’adressent non seulement aux animateurs d’un même réseau, mais offrent aussi des pistes à tous les autres, des réponses à toutes les questions qui peuvent se poser.

Par exemple, pour savoir qui sont les animateurs multimédias, on peut consulter des portraits, comme on en trouve sur EPN Ressources ou NetPublic.

Mais ont peut aussi écrire de façon plus impersonnelle sur les activités, par exemple sous forme de carnet de bord. Ainsi, le réseau des acteurs des EPN de l’Isère informe des nouveautés, publie des comptes rendus de rencontres, des appels à participations, des études sur l’accès publics incontournables pour le métier…

Le rôle des ces plateformes est de faciliter le travail des animateurs, légitimer leurs savoir-faire et mutualiser leurs expériences via les interconnexions entre différents réseaux, chacun pouvant se nourrir des initiatives des autres. Voici quelques initiatives intéressantes, parmi beaucoup d’autres.

  •  L’Association des Jeudis des EPN, qui est au service des animateurs, a besoin des animateurs pour s’enrichir. Il s’agit de parler du métier entre pairs : tout animateur est invité à écrire et  contribuer.
  • Connaissez-vous l’ARSENIC ? Pas de panique, aucun danger puisqu’il s’agit de l’Association Régionale de Soutien aux Espaces Numériques de l’Information et de la Communication. Elle valorise les usages et les pratiques professionnelles développés au sein des ERIC (Espaces Régionaux Internet Citoyen), c’est-à-dire les EPN de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur. Cette initiative permet une meilleure lisibilité du travail réalisé collectivement et assure l’inscription des actions des EPN dans le paysage institutionnel régional.
  • Le pôle numérique de la Drôme alimente un blog. Grâce aux remontées d’informations des animateurs des Espaces (les EPI), les coordinateurs de réseaux peuvent faire des synthèses d’actions pour analyser ce qui a marché, ce qui a échoué, ce vers quoi l’on veut aller… et réfléchir à la mutation nécessaire du métier d’animateur.
  • Le blog des EPN de Haute-Normandie animé par Flore Bonhomme depuis 2005 informe sur les activités du réseau et l’actualité des TIC en général.

Ecritures plurielles : les réseaux des réseaux

Au-delà des réseaux identifiés à un territoire,  on trouve bien sûr les réseaux interconnectés. Depuis 2009, la revue Réseau TIC relie et diffuse les initiatives, réflexions et innovations d’un réseau de sites autour de l’appropriation des usages de l’internet et du multimédia. Plus de trente réseaux ( OTEN, Anis, Framasoft, les Jeudis des EPN, les petits Débrouillards Bretagne, CRéATIF, EPM lotois, Awt.be…) publient automatiquement leurs articles dans la revue-magazine bimensuelle.

Depuis 2006, les espaces d’écriture collaboratifs se sont déployés au pays de Brest, portés par le service internet expression multimédia. Aujourd’hui un portail  les réunit pour faciliter leur accès et donner à voir ces carnets d’écriture, ces ateliers, ces journaux de quartiers… Un bel exemple d’écritures reliées sous toutes ses formes.

Pour l’Association CRéATIF, les réseaux sont porteurs de lien social, de créativité, d’échanges, d’autonomie où chacun devient acteur et peut être rédacteur. Leur site participatif est ouvert à l’écriture de chacun et se prolonge par un espace de rédaction collaborative pour la création de guides.

Le site « Cahier d’animations » est un portail dédié à l’animation multimédia réalisé par une équipe d’animateurs professionnels. Il se définit donc comme un réseau d’animateurs qui a décidé de partager son travail : scénarios d’animations, fiches détaillées des séquences, tutoriels… Espace de ressources pour trouver des idées originales, il invite les autres animateurs à apporter leur contribution en envoyant des fiches et enrichir les animations. Dans le même esprit, retrouvez le Cybervillage des animateurs multimédia et, plus récent, le portail NetProjets, une base de fiches projets pour accompagner les pratiques numériques dans les domaines de la culture, la jeunesse, l’éducation et le social.

Imagination for people est une plateforme qui repère et soutient les projets sociaux créatifs. On y découvre la présentation de multiples projets européens et des groupes de travail qui rassemblent des animateurs de communautés pour mutualiser les idées. Le groupe AnimFr par exemple rassemble le réseau des animateurs de projets collaboratifs.

Dans chacun de ces réseaux se côtoient des écritures de styles et de formats très différents : du tweet au dossier en passant par les brèves, fiches, reportages, galeries photos, portraits vidéo, cartes heuristiques, chacun emploie son expression singulière pour participer à ce méta-réseau tissé d’intelligence collective.

 

« Une histoire en tiques », 10 ans de multimédia

Du 4 au 28 janvier 2012, la MJC Boby Lapointe de Villebon-sur-Yvette organisait une double exposition sur 10 ans de numérique au sein de la structure : l’occasion de concilier une décennie d’histoire de l’informatique (de 1979 à 1989) et l’anniversaire de l’Espace Public Numérique né en 2002. L’exposition se décline en deux parties. La première « Une histoire en tiques » présente la naissance de la micro-informatique au travers de machines d’époques en état de marche. Atari, Macintosh Plus, MO5, manuels de Basic, ZX Spectrum… tout un matériel réuni par Michel Boubiela, régisseur passionné de la structure pour les nostalgiques des premières consoles, chacun se souvenant de son initiation à l’ordi. Au programme des réjouissances : des démonstrations et évaluations des capacités de chaque machine. Et pour parfaire la culture des jeunes générations, des panneaux présentent le contexte historique d’Internet, de sa préhistoire à la révolution Macintosh.

De la disquette au cloud computing, d’un ordinateur de 5kg à une tablette, de la bureautique au wiki, on observe bien des évolutions. Mais ce qui n’a pas changé, selon Véronique Bidan, coordinatrice du réseau des EPN de la Manche, « c’est que l’animateur multimédia est toujours là comme passerelle entre usagers, usages et outils ». On continue à se rencontrer dans les EPN, à y monter des projets, à y boire un verre  et plus particulièrement au « Cyberbistrot », l’Espace Public Numérique de la MJC.

En effet, il y a 10 ans, la MJC Boby Lapointe faisait le pari du numérique en intégrant à son équipe un animateur, Hervé Fournier, en charge du développement du multimédia. Ce qui permet de poursuivre l’exposition et de découvrir la deuxième partie : les « 10 ans en textes et en images » qui permet de se remémorer tout le chemin parcouru. Du premier serveur Saxon au projet « Choco Games Pâques » en 2009 au bar des sciences le 26 janvier dernier sur la communication 2.0 en passant par des Lan Party ou la création d’un pantin virtuel avec des classes de CP et tant d’autres encore… Les projets en images nous parlent d’un lieu qui n’a eu de cesse de se modifier, se réapprendre, se repenser.

Sur les murs sont affichées les contributions des acteurs de l’accès public à Internet. En voici quelques extraits car comme le dit Elisabeth Le Faucheur Joncour, responsable de projets, ville de Brest : « Les 10 ans de l’espace multimédia de la MJC Boby Lapointe sont aussi une décennie de travail en réseau et d’échanges entres acteurs de l’accès public à Internet » :

Pour Marc Carpentier, Directeur de la MJC Boby Lapointe, l’informatique était au départ un outil de travail, depuis il est devenu un outil « d’adhésion », d’animation, de prévention, d’insertion, de communication, de sensibilisation, de dynamisation, de mutualisation, de création, de transformation.

« La médiation numérique : on en fait depuis toujours sans le savoir… Ces pratiques ont construit la culture professionnelle sur laquelle s’appuie ce que nous appelons aujourd’hui la « médiation numérique », qui consiste à accompagner des publics, en particulier les personnes qui en sont les plus éloignées, vers davantage d’autonomie dans leurs usages quotidiens des technologies, services et médias numériques ». Plus que jamais, le numérique s’avère un moyen au service de finalités sociales, culturelles, éducatives… plutôt qu’une fin en soi ».  Philippe Cazeneuve

« Ces dix ans ont permis aux éclaireurs que nous sommes de transcender la question des outils en y intégrant les questions éthiques, de justice sociale, d’usages sociaux et d’expression des citoyens. » Guy Pastre et Christian Combier.

« C’est toute une culture du faire ensemble, de mutualisation qui valorise l’innovation sociale et les personnes, dans ces fonctions aujourd’hui peu reconnues de passeurs, de médiateurs et de porteurs d’innovation qu’il nous faut découvrir et diffuser». Michel Briand

Les anniversaires sont une bonne occasion de regarder ce qui a été accompli et dresser de nouvelles perspectives. Et vous, d’autres idées pour fêter celui de votre EPN ?

Les Mo de l’expérience (1) : écrits d’animateurs au travail.

Janvier 2012 : et si l’on en profitait pour réfléchir à ses pratiques professionnelles ? Comment se poser et sortir la tête de l’écran pour réfléchir à son métier, faire le bilan des activités passées, lancer des débats, mettre en ligne des supports, partager des astuces ? L’animateur qui écrit sur ses pratiques professionnelles fournit un matériau précieux pour les collègues et la co-construction d’une identité professionnelle. L’idéal pour prendre le recul nécessaire à l’analyse et développer une dimension critique sur sa façon de travailler.

Cette posture de l’animateur multimédia lui permet de mieux se connaître, savoir quel animateur il est, quelle est sa pédagogie, ses champs d’intervention, ses spécificités à travers l’écriture, bref sa singularité. Transmettre son regard personnel et mutualiser ses savoirs pour que chacun puisse piocher des bonnes idées d’ateliers, des conseils de bidouilleurs, des paroles d’usagers, autrement dit construire ensemble le métier. A l’heure où un référentiel a été publié, les écrits d’animateurs sont une illustration de leur savoir-faire. Pour s’inspirer, découvrons ensemble quelques exemples.

Carole Duguy est animatrice multimédia à la Bibliothèque Municipale de Lyon. Depuis 2006, elle écrit pour « Vive la Culture numérique ! », portail des EPN de la BM de Lyon. Elle nous donne à voir les multiples activités qui sont organisées au sein de la bibliothèque. Récemment, elle a publié le scénario hyper structuré d’un atelier intitulé « Histoires de pirates : création d’un livre audio par des enfants. » C’est une invitation à réaliser à son tour le même genre d’atelier.

Domenico Curcio, compositeur et animateur d’ateliers musicaux, offre une belle vitrine sur http://www.domusic.org/. Il y présente ses activités de formations musicales, ses news, ses supports.  Les titres de ses ateliers sont vivants et ludiques : « Donne-vie à ta BD !» ou « Fabrique-moi un tambour, que je te joue du violon !» Il donne vraiment envie d’y assister ! Ces ateliers menés dans les EPN de Tubize et Malmédy sont illustrés par de nombreuses photos et enrichis par des articles associés. Il donne également des conseils pour s’équiper en matériel audio et réussir son atelier.

Julien Devriendt est coordinateur d’EPN et responsable multimédia à la médiathèque François Mitterrand (Ville des Ulis, France). Sa page web s’ouvre avec un personnage pixellisé qui nous salue d’ un « Hello Word » et renvoie à d’autres ressources comme son blog, ses présentations en ligne, ses photos et  trouvailles sur son compte twitter @julanimtic.

L’excellent blog de Loïc Gervais, coordinateur des EPN à Thonon-les-Bains (France) : associe un travail de réflexion, de ressources, de supports sur la médiation numérique (ce qui le questionne, l’amuse ou l’irrite) : http://mediateurnumerique.org/ Il a écrit un article d’actualité : « de l’animateur multimédia au médiateur numérique ». Veilleur invétéré, il a mis en place plusieurs revues de presse sur Scoopit dont une qui concerne le médiateur numérique.

Yann Vandeputte, coordinateur et formateur de l’espace public numérique Relais (Paris 12ème), anime un blog complémentaire au site officiel de l’EPN. Cet espace de communication lui permet de cibler son discours sur l’actualité de l’EPN enrichi d’une veille sur le numérique, comme par exemple les meilleurs mémos et tutos repérés et un article que je vous recommande qui met en regard le profil d’animateur à celui de coordinateur d’EPN.

Toutes ces expériences racontées sont des sortes de cartes de visites augmentées. Le web devient un laboratoire de la médiation numérique. Il donne à voir ce qui se tisse, se prépare, s’élabore dans les EPN.

Au fil des articles, d’autres écritures seront à explorer. A suivre…

Dessine ta famille Internet : Concours Internet Sans Crainte jusqu’au 6 février

Le concours est ouvert aux enfants de 6 à 10 ans. Le dessin doit représenter une famille Internet responsable.

Il se déroule du 6 janvier au 6 février, les gagnants seront annoncés le 7 février 2012, journée internationale de l’Internet sans crainte.

Plusieurs acteurs du monde de l’enfance et d’internet s’associent pour relayer le concours: Infobébés.com et Parents.fr, Mafamillezen.com, Citizenkid.com, Mondokiddo.com, SeriousGame.be, Tralalere.fr.

Pour jouer : concours.mondokiddo.com

Le public vote en direct sur la plage du concours pour élire les dessins gagnants dans chaque catégorie famille et école.

De nombreux cadeaux sont réservés pour les gagnants!!

Les dessins gagnants seront reproduits sous forme d’affiche pour sensibiliser les enfants.

Internet Sans Crainte ( www.internetsanscrainte.fr) est le programme national de sensibilisation des jeunes aux enjeux et risques de l’Internet.

Il s’inscrit dans le cadre du projet Safer Internet France, membre du réseau Insafe qui regroupe les 30 projets européens du Safer Internet Programme. Financé par la Commission européenne, le programme est placé sous l’égide de la délégation aux usages de l’Internet. Il est mis en œuvre par Tralalère.

Jeu de prévention pour tester ses connaissances sur les usages d’internet

Adonautes est un site accrocheur qui permet de tester vos connaissances sur les usages d’internet et les bonnes façons d’utiliser cet outil.  Ce jeu de prévention, développé par l’ARCAD (Association de recherche clinique sur l’adolescence), comporte une série de questions et, à chaque bonne réponse, on peut personnaliser son avatar, fille ou garçon, par des accessoires à l’esthétique fantasy. Une musique flottante accompagne nos clics et nous fait voyager dans un décor de conte, l’univers du bois ou du lac. Un forum est à votre disposition pour y apporter vos remarques et suggestions afin d’améliorer le jeu.

Animateurs (trices), n’hésitez pas à vous confronter au quiz car ce jeu peut aussi servir de support de connaissances aux adultes !