EPN de Quaregnon : ne pas laisser de côté les précarisés du clic

par Jean-Luc Manise le 27 juin 2014

CaregnonLa Commune de Quaregnon propose à ses habitants 4 lieux ouverts. Geoffrey Mincke, animateur multimédia : « Nous avons un EPN « à temps plein », c’est le mien et 3 EPN intégrés aux Maisons de Quartiers.  Nous sommes repris dans le Plan de Cohésion Sociale de la Région Wallonne. Il faut bien comprendre que notre but, en plus de faciliter l’utilisation des TICS, est d’être un lieu de rencontre et d’échanges, tant au niveau interculturel qu’intergénérationnel. »

Dédramatiser l’informatique
« Cela fonctionne très bien ! les gens viennent pour apprendre, pour ne pas être « largués » en matière d’informatique, mais aussi pour se rencontrer. On tient très fort à favoriser l’aspect convivial avec une tasse de café, une discussion. Il s’agit de dédramatiser l’informatique, le rendre social et attrayant, et ne pas laisser de côté les « précarisés du clic ». Au final, on se demande si les personnes viennent pour apprendre à utiliser un moteur de recherche ou rencontrer un voisin, un habitant du quartier. Certainement les deux. Un lieu de rencontre autour d’un sujet pratique, ça marche! Depuis mon arrivée à Quaregnon j’ai tenté de rendre l’EPN incontournable en touchant différents publics.  Avec le Clic Facile, on propose des séances en groupe pour les débutants (jusqu’à 14) pour un petit tour d’horizon des incontournables « souris, clavier, Internet, courrier électronique et….Google. »

Clic & Co
L’EPN organise également des séances thématiques en groupe  sur des sujets aussi variés que Skype, Facebook, le  traitement de texte, la gravure sur CD et DVD, la sécurité antivirus, Google Earth, la modélisation 3D ou encore la découverte de la tablette. Geoffrey Mincke : « Le programme change toutes les années, Globalement, nous avons beaucoup de seniors car les séances se font en journée. » Les thématiques, ce sont également des programmes comme Car Clic, Student Clic ou Lady Clic. « Car Clic permet d’apprendre à conduire via le logiciel feu vert. On apprend la théorie et on peut répéter l’examen sur PC». Avec Student Clic, une classe de 6ème secondaire pourra découvrir les suites Microsoft Office et Open Office. « L’idée est de voir les deux en parallèle, pour rendre les élèves autonomes et leur laisser le choix entre les environnements propriétaires et libres. Lady Clic est un nouveau projet : « Avec ma collège du PSSP (Plans stratégiques de sécurité et de prévention – violences intrafamiliales), nous proposons des activités traitant de l’émancipation de la femme. Dernièrement on a réalisé avec les participantes un micro-trottoir sur le sujet des violences faites aux femmes. » Dans le déroulé de cette opération « ruban blanc », on trouve l’utilisation (et donc l’apprentissage) de la caméra, du montage vidéo, des réalisations et du traitement d’interviews.

Conseils et e-Services
On le sait, les EPN ont vocation dans leurs nouvelles missions à agir en tant qu’agence de conseil du numérique citoyen. L’EPN de Quaregnon met en place toute une série de « E-services » : déclaration d’alarmes, récupération des avertissements extraits de rôle sur le site fédéral, accès à Job @ Work, ce en parallèle avec un service de dépannage contre les virus et autres soucis de perte de fichiers. L’EPN assure également des missions de conseils pour les ASBL et les institutions. Entre guichet numérique et agence conseil, il n’y a qu’un pas. A Quaregnon, il est franchi…

Veille des EPN de Wallonie

par Eric Blanchart le 16 juin 2014

EPN : ateliers participatifs BeLearning (1)

par Jean-Luc Manise le 31 mai 2014

SAMSUNG CAMERA PICTURESComment définir le rôle des Espaces Publics Numériques aujourd’hui, tandis que l’accès à Internet se généralise dans toutes les couches de la population ? Quel doit être leur rôle et leur positionnement face aux politiques qui pourraient avoir tendance à considérer que leur rôle se marginalise au fur et à mesure que la fracture numérique se réduit. Afin d’avancer dans cette réflexion sur le nécessaire repositionnement des EPN, le CESEP a organisé deux ateliers les 31 janvier et 28 février dernier dans le cadre du programme européen « BeLearning ». La méthodologie ? La mise en place d’une couche de communication collaborative digitale, ici l’Extranet du réseau des EPN, où une conversation est lancée sur le sujet. Sur base des échanges entre les différents animateurs sur le Ning, deux ateliers sont organisés afin d’accoucher d’un projet commun.

Redéfinition des missions
La première séance consacrée à la redéfinition des missions des EPN a réuni une quinzaine de personnes. Après avoir rappelé la genèse du projet qui a débuté avec la table ronde de novembre consacrée aux nouvelles missions des EPN et la publication sur le blogue de sa synthèse, la première partie du séminaire a eu pour but de faire le point sur les évolutions, le positionnement et la communication des EPN auprès des pouvoirs publics et auprès des différents publics auxquels s’adressent les EPN. Le but ? Construire un argumentaire destiné à augmenter la visibilité et l’utilité des EPN comme acteur fédérateur des nouveaux territoires numériques. L’atelier a été scindé en deux sous-groupes. L’un a mené la réflexion à partir d’un travail similaire organisé par Cyber Nord pas de Calais . L’autre s’est basé sur les échanges intervenus sur le Ning et sur les articles synthèse de la table ronde.

Manque de visibilité
En substance, que retenir du travail des deux sous-groupes ? Tout d’abord il faut pointer les différences des structures en fonction de leur environnement et de leur territoire. Les EPN ont des missions et des contextes spécifiques en fonction de leur « origine » et de leurs publics : CPAS, bibliothèques, communes, secteur associatif,… Les « métiers » varient eux aussi en fonction des projets : il y a la formation bien sûr, mais aussi l’animation, la médiation, le conseil, l’action sociale,… Il y a aussi dans certaines structures un rôle évident de fédération des activités d’animation citoyenne numérique. Et, il faut bien le constater, un manque important de visibilité à ce sujet. Les EPN sont parfois ramenés à de simples lieux d’accès gratuit à l’informatique. Il importe donc de réfléchir à des « briques » de visibilité qui permettraient aux EPN d’être mieux reconnus et soutenus dans leurs actions locales.

Vers une fédération des EPN ?
Il y a aussi la notion de fédération ou de « cluster » qu’il serait intéressant de creuser. Ce serait intéressant de réfléchir à une cartographie des fonctions/activités des EPN, de façon à mettre en évidence les complémentarités, les partenariats et les maillages possibles. A l’instar des guichets de l’énergie, ce pourrait être possible en réfléchissant au développement du concept de « guichet numérique », à partir duquel chaque EPN pourrait s’identifier par les services qu’il propose.

Pouvoir public et public final
Cet argumentaire doit être formulé de façon différente auprès des pouvoirs publics et du public final. Pour le premier, il faut réfléchir à des actions précises de lobbying pointant le rôle social et culturel des EPN sur les territoires numériques, sur l’importance de leurs actions de proximité auprès du citoyen, sur leur rôle de maillage numérique auprès d’autres acteurs, sur leur position de fédérateur des initiatives numériques citoyennes. On pourrait penser à un document bilan ou un manifeste pointant les rôles et missions qu’on et devraient avoir les EPN à l’heure où le numérique investit toutes les sphères de la vie citoyenne.  Pour le second c’est à dire les publics auxquels les EPN s’adressent, ne pourrait-on pas imaginer une valisette modulable qui permettrait à chaque EPN de brosser un portrait spécifique de ses activités et services via un set de fiches et des codes couleur qu’on pourrait assembler ? Ces conclusions vont être lancées à nouveau sur le Ning, afin de construire l’ordre du jour du second atelier.

EPN : ateliers participatifs BeLearning (2)

par Jean-Luc Manise le 31 mai 2014

Le deuxième atelier s’est tenu le 28 février, toujours dans les locaux de l’Avenue Jean Mermoz de Technofutur TIC. Il a également réuni une quinzaine de personnes venus pour faire le point sur les résultats du premier atelier et des réactions des animateurs sur l’Extranet du réseau des EPN. Deux grandes orientations se dégagent : la volonté tout d’abord de sensibiliser les pouvoirs publics à l’importance et l’utilité des EPN, qui ont vocation à devenir des centres de références pour l’Internet citoyen. C’esSAMSUNG CAMERA PICTURESt un travail de fond que le centre des compétences des EPN mène de façon constante. L’ importance, ensuite, de travailler à la visibilité auprès des différents publics, les EPN ayant vocation à devenir la référence en matière de centre de ressources pour l’Internet citoyen au croisement des différents partenariats possibles sur les territoires numériques communaux. Ce sera l’axe de travail retenu sur base du concept de valise pédagogique.

Valise pédagogique
Elle se composerait de fiches outils et métiers que les différents EPN pourraient assembler au pro-rata de leurs activités et de leurs publics avec un fil rouge : mettre en évidence tous les points forts des EPN et les missions que le réseau permet de remplir en Région Wallonne. Beaucoup de questions fusent : quid du support et de la diffusion ? Quid des budgets de réalisation, quid des mises à jours ? A qui le destine-t-on ? Attention également de ne pas réinventer la roue. Un libre blanc existe : il a été pressé sur CD et fait le tour des différents « rôles » des animateurs d’EPN.

Créer un «réflexe » EPN
Il s’agit ici de créer un « réflexe » EPN, de travailler sur une image commune et de le positionner par rapport aux nouveaux acteurs des territoires numériques : espace de co-working, fab-labs, cafés numériques,… Ce sans lisser les disparités régionales qui font la richesse du réseau. Le groupe va alors décider de créer un prototype de structure qui sera lancé sur l’extranet Ning des EPN afin de pouvoir l’évaluer et le faire évoluer. L’idée est que tous les EPN communiquent dans leur présentation, à terme, par le biais de ce jeu commun de fiches.

Fiches structure, service et activités
Le prototype qui émerge de l’atelier Be Learning est tricéphale : une fiche mère « structure » qui présente l’EPN, une fiche thématique et une fiche activité qui sera disponible en ligne. La fiche structure se veut brève : type de structure accueillante (CPAS, bibliothèque, Commune, ASBL,…), nom et infrastructures disponibles (PC, portables, tablettes, camionnette, wi-fi gratuit, interventions extérieures,…). La fiche structure reprend encore le type d’accès (accès libre pour demandeurs d’emploi, espaces clubs,…), les coordonnées de l’EPN, ses horaires et les niveaux d’accessibilité pour Personnes à Mobilité Réduites. La fiche Thématique/Domaine/Service liste les différents services disponibles dans l’EPN : équipements, dépannage, initiation, formation, e-service, conseil guidance, recherche d’emploi, animations, conseils informatiques, création numérique, guichet numérique,… Avec à chaque fois une description calibrée. Par exemple, le guichet numérique pourrait se définir comme un service d’aide général à l’instar des services d’informations prodigués par des structures comme les guichets de l’énergie ou InforJeunes. La fiche activité (formation tablettes, bourses, initiation bureautique, repair café,…), variant en fonction des programmations, serait elle disponible en ligne. Rendez-vous a été pris au Rewics pour la présentation du projet et l’initiation d’un espace de travail consacré à ce sujet sur le Ning afin d’avancer dans le prototypage.

Veille des EPN de Wallonie

par Eric Blanchart le 19 mai 2014

Gérer la communication numérique communale

par Jean-Luc Manise le 24 avril 2014

AllardepnLes villes et villages à l’ère d’Internet : l’ouvrage de Philippe Allard sur la communication numérique communale est le fruit de 11 années de travail et de réflexion dans le domaine de l’Internet communal. Rédigé de façon très pragmatique, façon boîte à outils, il constitue une feuille de route très précise d’un métier en permanente redéfinition. Philippe Allard : « Il fut un temps où les quelques communes présentes « sur » Internet faisaient exception. Cette présence est devenue la règle mais l’Internet, les outils et les citoyens-internautes ont évolué. Les exigences ont grandi. Aux « sympathiques » sites-vitrines aussi administratifs qu’amateurs des premières années ont succédé des sites qui se doivent d’être professionnels tant dans leur forme que dans leur gestion. Et l’Internet ne se limite pas à un site web et aux e-échanges citoyens-administration. Il sera désormais question d’une communication numérique beaucoup plus large qui englobe notamment la gestion de la présence et de l’activité des réseaux sociaux. »

Eviter la circulation pyramidale de l’information
Et Philippe Allard de pointer les écueils que le gestionnaire d’un site communal doit tenter d’éviter dans sa relation avec le public, avec sa hiérarchie et avec les services contributeurs de contenu : la difficulté à se mettre à la place du citoyen, le caractère « technorebelle » ou « technoréfractaire » d’élus ou d’agents, une volonté de valorisation ou d’autopromotion (voire de justification de son existence) de la cellule, du service ou du département, le refus d’admettre que le service ou le cabinet est un fournisseur d’informations brutes et non un rédacteur de contenus nets, les délais. « Dans la mesure du possible, on évitera la circulation pyramidale de l’information. Clairement, l’expérience montre qu’il est préférable et rarement problématique de faire circuler l’information « de cellule à agent  compétent » et qu’emprunter la voie de la validation hiérarchique peur reporter à très loin la mise en ligne d’une information utile. »

To-do
Pour Philippe Allard, la journée type du responsable d’un site communal comporte un certain nombre de « to do » : changement des informations à la Une du site, revue de presse, analyse des statistiques, lecture et suivi des courriers électroniques, animation des réseaux sociaux, recherche et vérification d’informations en fonction des sujets à traiter, rédaction de pages, d’actualités et mise en ligne, mise à jour de l’agenda et analyse des outils de veille. « En dehors de la veille sur l’actualité de la commune, une cellule « communication numérique » doit pouvoir être à même d’assurer une veille dans le domaine du web public. Il s’agit d’une veille permanente, notamment en suivant les fils RSS de sites spécialisés dans le domaine de l’utilisation des TIC dans le secteur public. Il est aussi indispensable, à un moment ou l’autre, de prendre le temps d’examiner dans le détail d’autres sites, de déceler les tendances et d’observer les évolutions. Par exemple, chaque année, la cellule web à Bruxelles étudie les sites web des communes de la Région de Bruxelles-Capitale, des grandes villes de Belgique et de France, des capitales européennes et de quelques autres grandes villes, ainsi que des sites de presse. Cette étude permet d’ensuite formuler des propositions qui devront être discutées et budgétisées.

Améliorer la communication numérique
L’ouvrage comporte 24 chapitres qui font le tour, de manière pratico-pratique et illustrée de nombreux exemples de la technique, des outils et des règles de la gestion d’un site web communal. Philippe Allard : « Toutes les communes ne pourront pas nécessairement utiliser tous les outils mentionnés ici, mais elles devraient y trouver de quoi améliorer leur communication numérique tout en sachant qu’elles devront s’attendre à remettre souvent l’ouvrage sur le métier… »

Veille des EPN de Wallonie

par Eric Blanchart le 15 avril 2014

La charte pour l’inclusion numérique et sociale a 10 ans

par Jean-Luc Manise le 2 avril 2014

charteQue le temps passe vite. Tandis qu’on assiste au passage de la notion de fracture numérique à l’e-inclusion et qu’on appelle les EPN à embrasser les nouveaux défis de l’inclusion numérique, la charte européenne pour un « environnement d’e-learning socialement inclusif » fête ses 10 bougies. Juan Pedregosa, Responsable de projet ITD, en est un des initiateurs  : «C’était l’époque de l’Internet par modem. La fracture numérique était bien concrète. D’un côté, on trouvait ceux qui pouvaient se payer, très cher, un ordinateur, un modem et la note du téléphone. Et puis il y avait les autres. A qui il fallait donner les moyens d’accès à ces nouvelles formes d’apprentissage et de communication. Il fallait aussi que les formations (en ligne) ne soient pas-elles non plus- trop complexes, uniquement accessibles à des universitaires. Il s’agissait de mettre en place un nouveau modèle, l’e-learning social. »

Les problèmes sociaux doivent se régler de manière sociale
Pierre Carrolagi, coordinateur de projets au Greta en Velay et co-rédacteur de la charte : « Tout d’abord, il ne faut pas se leurrer sur la capacité des TIC à être la solution de tout. Ce n’est pas parce que l’on met à la disposition des citoyens le vote électronique qu’ils vont aller plus voter. Les problèmes sociaux doivent se régler de manière sociale. Ainsi, peut-on lire dans la charte, « Les pratiques sociales sont en interaction avec les techniques. Pour que tous les individus puissent s’intégrer dans la société de l’information, il faut commencer par résoudre les problèmes sociaux qui génèrent une exclusion du numérique. Nous ne sommes pas tous égaux face au fossé numérique : une personne formée et socialement insérée franchira plus facilement ce fossé qu’une personne exclue ayant d’autres besoins, prioritaires. »

Créer et maintenir du lien social
L’apprentissage a aussi un rôle social : « Les communautés apprenantes ne doivent pas être uniquement considérées comme un moyen d’améliorer l’apprentissage. Des groupes ou des réseaux peuvent produire de l’écrit public et étendre leurs horizons politiques, sociaux et culturels grâce à des logiciels qui permettent de créer et de maintenir du lien social (« social software »). Les communautés isolées ou minoritaires peuvent utiliser des outils numériques pour se faire connaître, les groupes dispersés (comme les migrants qui travaillent loin de chez eux) pour rester en contact et continuer à développer leur culture. Internet permet ainsi aux individus de prendre conscience de l’existence de l’exclusion sociale : c’est un moyen de la combattre. »

Le numérique comme outil d’intégration
En 2005, les experts chargés de l’évaluation des programmes européens de lutte contre la fracture numérique font un constat d’échec. Explication : l’Europe ne s’est pas posé la question de savoir en quoi l’usage des TIC pourrait favoriser l’inclusion sociale. C’est à ce moment que le terme inclusion numérique apparaît et que de nouvelles mesures politiques sont prises. Il n’est plus seulement question de lutter uniquement contre la fracture numérique mais de développer des mesures pour l’inclusion numérique et sociale. La conférence de Riga en Lettonie du 11 juin 2006 intitulée les TIC pour une société inclusive consacre une nouvelle orientation qui, explique Pascal Plantard «reconnaît le rôle important que jouent les TIC dans l’amélioration de la qualité de vie des citoyens, tant sur le plan personnel que professionnel : meilleur accès à l’emploi et à la formation, amélioration des connaissances, réduction des difficultés liées à la mobilité ou à l’éloignement. » En 2004, la charte anticipait cette dimension. 10 ans après, son contenu colle plus que jamais à l’actualité du moment.

Infographie : les chiffres des EPN de Wallonie (2013)

par Eric Blanchart le 27 mars 2014

Voici quelques chiffres du Réseau des Espaces Publics Numériques de Wallonie tirés de l’évaluation de l’année 2013. (A noter, cette année, que nous avons reçu 140 évaluations sur les 148 EPN, les chiffres sont donc en proportion).

EPN info final 2014

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La Semaine numérique et les Rewics

par Eric Blanchart le 26 mars 2014

SN2014Du 19 au 27 avril, ce sera la Semaine numérique partout en Wallonie et à Bruxelles (et en Flandres avec la Digitale Week). Cette année, l’évènement est organisé par le partenariat PointCulture et Media Animation mais le principe reste le même : des acteurs locaux sont invités à proposer des activités d’animation, de sensibilisation et de formation autour de l’Internet et du numérique dans les différentes communes du pays. L’objectif étant toujours de susciter l’usage de ces technologies par le plus grand nombre et de permettre aux plus fragilisés numériquement de découvrir, de s’initier et/ou de se former, et aux autres d’approfondir leurs connaissances.

A l’initiative de dizaines d’acteurs et collectivités, qui préparent cette Semaine pendant parfois des mois, vont se dérouler plusieurs centaines d’activités sur tout le territoire. L’année dernière, c’étaient plus de 400 activités sur toute la Wallonie et Bruxelles !

Vous souhaitez organiser une activité ?
Inscrivez-vous directement en ligne ou contactez Inès De Sousa à l’adresse : info@lasemainenumerique.be ou par tél. : +32 (0)4 344.51.05

REWiCS_RGB.jpgLes Rewics 2104 approchent également à grands pas, c’est en effet le ME 7 Mai que se tiendra la version 2014 des rencontres wallonnes de l’internet citoyen dont le concept évolue vers la thématique plus large des rencontres des territoires innovants : territoires intelligents, Innovation sociale, Intelligence collective, Tiers-lieux, Arts numériques, Inclusion sociale, Open data, Animation du territoire, … 

Comme chaque année, de 800 à 1000 participants sont attendus à La Géode de Charleroi : usagers, animateurs de politiques publiques, gestionnaires de projets, médiateurs numériques, professionnels des TIC, chercheurs, curieux et passionnés, engagés dans des projets associatifs ou éducatifs, tous désireux de participer gratuitement à plus de 30 conférences, ateliers, démos, animations avec la collaboration d’une quarantaine de partenaires. Le tout dans un climat de dialogue, d’échange et de convivialité. Plus d’infos sur www.rewics.be !

Les Rewics, une journée pour mixer technologie, innovation et social !

Inclusion numérique : les acteurs de terrain sont épuisés !

par Jean-Luc Manise le 25 mars 2014

C’est en cohésionoctobre 2010 que la Fondation Travail Université remettait ses conclusions pour la préparation de la deuxième phase du plan national de lutte contre la fracture numérique 2011-2015. Restée lettre morte faute de gouvernement, puis faute de volonté politique, le SPP intégration sociale a demandé à l’institut de recherche une actualisation de la photographie de la situation et des recommandations. Gérard Valenduc, Directeur de recherche : « «La problématique de l’accès à l’informatique et à Internet est passée au second plan. La fracture numérique en tant que telle s’est considérablement réduite : 80 % des ménages y ont accès, contre 50 % en 2005. Les besoins s’expriment plus en terme d’inclusion numérique. » C’est ce nouveau défi que des structures comme les EPN doivent aujourd’hui rencontrer.

Un épuisement des acteurs
Gérard Valenduc : « Or on constate, et cela vaut pour les trois régions du pays, un épuisement des acteurs de terrain face à des politiques de financement par projet qui ne permettent pas une stabilité de l’action. Les animateurs des EPN s’investissent dans un travail de fond qui est court-circuité par ces logiques de financement non structurel. Il y a un besoin de stabilité, d’autant que les EPN sont confrontés à une diversification de ses publics.» Des publics qui ne sont plus nécessairement « ignorants » d’Internet mais en attente d’aide, de conseil et d’accompagnement non seulement dans l’usage de l’outil numérique mais aussi dans des services comme la recherche d’un emploi ou d’un logement. »

Déficit de financement structurel
« On se trouve clairement devant un déficit de financement structurel. A Bruxelles, une coordination (CABAN) est en train de se mettre en place mais elle est en attente d’une reconnaissance politique. En Wallonie, les EPN sont à la recherche d’un second souffle, d’un financement plus stable et d’une reconnaissance professionnelle. Celle-ci est dans le tube depuis plusieurs années mais tarde à se concrétiser. Dans les mesures que nous avons remis au SPP, nous préconisons d’aider les EPN à relever les nouveaux défis de l’inclusion numérique, notamment au niveau des usages mobiles, en les soutenant financièrement et en organisant la transition vers de nouveaux services. » « Nous proposons aussi de mettre le numérique au service du lien social, notamment en l’inscrivant dans les plans communaux pluriannuels d’action sociale. Cela permettrait de mieux reconnaître le rôle des EPN dans la politique éducative, culturelle et sociale au niveau des communes et des quartiers. Il faut aussi ancrer le numérique dans les pratiques des décideurs publics. Les EPN sont souvent confrontés à une méconnaissance des potentialités du numérique de la part des autorités communales. »

M@lmedia, un point de vue numérique sur la bibliothèque

par Jean-Luc Manise le 24 mars 2014

malmediapngminiDévelopper une interaction en continu avec les activités de la bibliothèque : c’est avec cette vision « augmentée » que l’EPN de la Ville de Malmedy orchestre ses animations. « A partir du moment où il y a une activité en bibliothèque, on essaie toujours d’y apporter un « point de vue » numérique. Lors des rencontres « Jeu t’aime » par exemple, on a organisé une activité autour du jeu « We Dance », avec un petit atelier photo et des enregistrements sonores». Pour Kevin Diffels, animateur-formateur de l’espace public numérique M@lmedia, l’Espace Public Numérique n’est pas isolé : il fait partie intégrante de la bibliothèque, en constitue l’extension numérique. « Comme dans tous les EPN, on trouve chez nous des sessions d’initiation à l’informatique, à l’utilisation d’Internet et des réseaux sociaux. Nous organisons aussi des séances de prise en main d’équipements comme les tablettes et bien sûr les liseuses dans une logique de facilitation d’accès à la bibliothèque numérique. Nous travaillons dans une logique de partenariat avec les associations locales. Avec le mouvement social des aînés Enéo notamment, qui intervient les mardi et mercredi matin avec une programmation très éclectique : initiation, achat sur e-bay, création d’album photo, création de blog, réservation de vacnaces en ligne. En collaboration avec les principales banques de la région, Enéo a organisé une fonction à l’E-Banking. »

Internet et vous
L’EPN sort aussi très souvent de ses murs. A côté de projet d’envergure comme Hors Champ, l’EPN organise depuis 4 ou 5 ans des actions de sensibilisation « Internet et vous» dans les écoles . « La demande est venue d’un professeur, Catherine Carliera de l’Athénée de Waimes. Elle était très motivée pour l’organisation de cet atelier et la direction a suivi. Petit à petit, on l’a proposé à d’autres écoles. L’atelier est réalisé en collaboration avec Infor Jeunes Malmedy. Nous travaillons à partir d’un petit questionnaire que nous remettons aux élèves quelques semaines avant l’atelier proprement dit. Ce sont des questions très génériques : activités préférées sur Internet, utilisation ou non d’un pseudo, temps passé en moyenne, contrôle parental, confrontation avec contenus insultants ou obscènes, utilisation de photo, etc. La séance est organisée à partir de la mise en commun de leurs réponses afin de mettre le doigt sur ce à quoi il faut être vigilant et dégager les bonnes pratiques. L’année passée, nous avons touché 336 élèves dans 4 écoles.  Nous organisons également des animations de recherche critique d’informations sur Internet, récemment avec des classes de 3e et 4e secondaires de l’Institut Saint-Joseph de Trois-Ponts. »

De nouveaux publics
Dans la foulée des appels à projet Papy & Mamy surfeurs, l’EPN a acquis une flotte de tablettes qui vont tourner dans les maisons de repos. « Ce sont des ateliers où la tablette sert de support à l’organisation de la mémoire et des souvenirs, on travaille sur les choses à partager. L’EPN accueille également un club vidéo qui se réunit les mardi après midi. Le groupe filme des événements de la région. Les montages sont placés dans des DVD et diffusé dans les homes. M@lmedia, ce sont aussi des promenades interactives et « atelier photo » pour tous ou encore ou encore des conférences comme Papa, Maman, Facebook, mon GSM et moi. « En fait, nous faisons venir des gens qui, autrement, ne franchiraient pas le seuil de la bibliothèque. » Et une fois le premier pas accompli…

Colloque fracture numérique : lutter contre l’inégalité des usages (1)

par Jean-Luc Manise le 28 février 2014

senatEgalité d’accès aux nouvelles technologies, Internet social et citoyen, équité numérique, inclusion sociale : autant de thématiques abordées lors du traditionnel colloque fédéral consacré à la fracture numérique qui s’est tenu dans les locaux du Sénat ce vendredi 21 février dernier.

Olga Zyhren, sénatrice :«C’est la dernière fois que ce colloque a lieu sous cette forme et dans ces lieux. L’année prochaine, c’est un sénat rénové qui devra réfléchir aux dispositifs à mettre en place pour favoriser l’inclusion et l’équité numériques tout en luttant contre les poches d’exclusion. Le transfert de compétences prévue dans la sixième réforme de l’Etat peut nous donner une nouvelle marge de manœuvre, notamment en effectuant des points de comparaison au niveau des différentes régions. On sait que les Espaces Publics Numériques fonctionnent de façon différente en Flandre, en Wallonie et à Bruxelles. A nous d’en tirer les leçons pour faire avancer nos objectifs»

L’ère des Makers
Et donc c’est un peu le moment des bilans, avant d’entamer une nouvelle page de la longue histoire des EPN. Pierre Lelong, Chef de projet du Pôle Ressources & Diffusion auprès de Technofutur TIC, centre de compétences wallon:«Voici une quinzaine d’années que nous sommes parti du principe que le numérique pouvait être un outil d’inclusion sociale et économique. La culture et les emplois numériques sont les enjeux de demain. De nouveaux mouvements vont dans ce sens. Ici et là, dans des régions désindustrialisées, des «Makers » partent de la technologie pour recréer du service communautaire. Les pouvoirs publics ont une réflexion à mener et un rôle majeur à jouer pour définir des espaces publics numériques communs. Il faut repenser le dispositif dans une logique transversale».

Des bibliothèques inclusives
Une transversalité qui peut se traduire par une logique de partenariat «augmentée » comme l’illustrent les deux exemples de politiques publiques d’inclusion numérique retenus lors du colloque. Bienvenue dans le monde des bibliothèques inclusives. Roseline Lemaire, Bibliothèque responsable – EPN Malmedia:«La bibliothèque est un pilier de la vie culturelle locale de Malmedy. Toute son infrastructure est traversée par le numérique. Notre plan stratégique inclut le développement des pratiques d’écriture et de lecture numériques. Avec le projet Hors Champ, nous sommes allés à la rencontre des jeunes dans les communes de Malmedy, Waimes et Vielsam. Non pas dans la bibliothèque, mais là où étaient, dans les cours de récré, les arrêts de bus. L’idée : surfer sur leur capacité à utiliser les nouveaux médias et définir avec eux leurs différents canaux de lecture. Pour nous, cela a été une révolution. Le projet a touché 1200 jeunes ! Fort de cette action, nous avons décidé d’élargir les publics en nous adressant à différentes catégories d’âge. Les projets sont foison : reportage photographique, roman photo, documents sonores,… Ils permettent aux participants de lire autrement le monde qui les entoure et de tisser de nouveaux liens sociaux. » L’EPN multiplie les partenariats. Avec l’ASBL de mouvement social des aînés Enéo ou avec le Musée où l’EPN organise des animations liées aux expositions.

Colloque fracture numérique : lutter contre l’inégalité des usages (2)

par Jean-Luc Manise le 28 février 2014

bibliothèqueLa bibliothèque de Huy déborde elle aussi d’initiatives. Michel Jadot, coordinateur EPN et bibliothécaire documentaliste : « Nous avons négocié pour l’ensemble des habitants de notre commune un accès gratuit à la plate-forme d’apprentissage Vodeclic. La seule exigence est de s’inscrire à la bibliothèque. La carte coûte 10€, elle est gratuite pour les moins de 18 ans. Cette année nous allons travailler au développement de WikiHuy, un Wiki citoyen que nous avons lancé l’année passée. Il est ouvert à tous les habitants, artistes et associations qui peuvent travailler à construire un auto-portrait numérique de la région. Nous organisons des wiki café au cours desquels les participants peuvent échanger sur des mises en commun de thématiques particulières, d’histoires régionales, de cartes postales. C’est une manière de remettre du lien social, de renforcer la cohésion sociale grâce au numérique. On a aussi une radio Web qui s’adresse plus spécifiquement aux jeunes. Nous voyons également de plus en plus des personnes en fracture sociale franchir le pas de notre porte. Les EPN ont de plus en plus un rôle de tissage de liens et de guichet conseil du numérique.»

Littératie numérique
Et donc voici à nouveau la question de la fracture numérique. C’est en ce sens que le SPP intégration sociale a demandé une mise à jour des propositions faites en 2010 par la FTU en collaboration avec Linc sur base de l’évaluation du plan 2005-2010 de lutte contre la fracture numérique. Qui s’en étonnera, les inégalités d’accès ont fondu. On les retrouve principalement dans les populations à très faibles revenus et formations. Aujourd’hui et tout en luttant contre ces poches d’exclusion numérique (et sociale), c’est à l’inégalité des usages qu’il faut, selon Gérard Valenduc, directeur de recherche à la Fondation Travail-Université, s’atteler. « On assiste à un élargissement de la notion d’alphabétisation numérique qu’on traduit en France par la notion de littératie numérique. En Flandre, on parle de culture critique des médias. On est loin de l’apprentissage de la souris et Windows. Il faut pouvoir s’inscrire dans la culture, outils et services en ligne. Avec en parallèle un épuisement des acteurs de terrains comme les EPN qui sont en quête d’un dispositif de financement plus simple et plus structurel et d’une reconnaissance salariale.

E-inclusion 2020

Le plan e-inclusion horizon 2020 doit se lire dans un contexte où le Fédéral aura un rôle de moins en moins important. Il s’agit d’un plan cadre où l’on sait bien qu’un grand nombre de mesures devront être gérés par les différents niveaux de pouvoir locaux. Il s’agit d’un plan cadre où l’on sait bien qu’un grand nombre de mesures devront être prises par les différents niveaux de pouvoirs publics locaux et régionaux. Nous avons pointé 6 grands objectifs, dont un soutien accru aux espaces publics numériques et la mise des technologies numériques au service du lien social.»

Veille des EPN de Wallonie

par Eric Blanchart le 26 février 2014

Cyberpack : l’art et la culture de la programmation

par Jean-Luc Manise le 17 février 2014

DSC_0125 DSC_0126Sur la page d’accueil de CodeAcademy, tout commence par un simple calcul arithmétique. Vous entrez l’addition et le programme vous répond. Au fur et à mesure des questions, la syntaxe de vos réponses se transforme. Rapidement, vous êtes invités à entrer dans la famille des «apprentis codeurs ». La communauté compte plus d’un million de membres. Son objectif : combattre l’analphabétisme numérique en plaçant le code informatique au même rang que l’alphabet et l’arithmétique. C’est dans ce contexte que la valise pédagogique de Numediart de l’Université de Mons est en ligne. Public cible : les jeunes, les enseignants et…. les animateurs d’EPN.

Programmation créative

Tout est parti d’ateliers créatifs organisés en cours du soir par l’Institut Numédiart à destination des cinq membres du pôle d’enseignement supérieur hainuyer. Martin Waroux, chargé de projet : « Sur base de cette expérience, on s’est dit qu’on aimerait toucher les instituts du secondaire mais l’accueil a été vraiment mitigé. Dans la foulée, nous avons rentré un projet « Creative People ». Ainsi est né Cyberpack ou comment faire découvrir la programmation aux jeunes pour le traitement du son et de l’image, pour des applications Facebook et Twitter . Martin Waroux : « La malette pédagogique est basée sur le principe de l’apprentissage par projets. Plus d’une dizaine sont en ligne. Ils composent un parcours initiatique de complexité croissante dans le domaine de l’image, de l’audio, de la vidéo et de l’interaction. Les projets sont accompagnés d’un livret d’explication pour les étudiant et d’un manuel de référence. Ils sont écrits à partir d’un logiciel développé par le MIT. « Ce logiciel open source est utilisé par de jeunes créateurs numériques dans le monde entier et permet d’aborder très rapidement la programmation temps-réel et donc d’accéder à l’interactivité. Il permet aussi la création graphique et la géométrie, l’animation 2D et 3D, la génération de son, le traitement de donnée ou la reconnaissance faciale»

Une question de culture générale
Aujourd’hui, la « formation/animation » Cyberpack a été reconnue par Technocité et peut être délivrée à la demande. Cela a été le cas de l’école Saint François qui l’a intégré dans sa semaine de la citoyenneté. «Demander à quoi sert d’apprendre les bases de la programmation si l’on ne veut pas devenir programmeur, c’est comme s’interroger sur l’utilité de suivre des cours d’histoire si l’on ne veut pas devenir historien. Le Cyberpack est un outil d’alphabétisation numérique. Comprendre les principes de la programmation va vraiment faire partie de la culture générale de tous les publics, jeunes et moins jeunes. C’est en ce sens qu’il peut intéresser les animateurs multimédia dans l’organisation de stages créatifs, ou tout simplement en tant que boîte à outils d’expression et de création numérique. »

L’heure du code
Le train est en marche  L’heure du code ( #Hourofcode sur Twitter) est une campagne provenant des États-Unis qui a lieu depuis plusieurs mois afin de promouvoir les sciences informatiques chez les jeunes. Le but était de toucher 10 millions d’internautes en une semaine. Ils ont été plus de 15 millions à parcourir la la série de tutoriaux mise en ligne façon « serious game »

Veille des EPN de Wallonie

par Eric Blanchart le 29 janvier 2014

Safer Internet day 2014: ‘Ensemble pour un Internet meilleur’

par Astrid Pouppez le 21 janvier 2014

Participez au Safer Internet day 2014 ce 11 février et enregistrez votre activité sur la plateforme de Child Focus http://www.clicksafe.be/sid/fr

Fermé |

Invitation atelier participatif : Définir les nouveaux rôles et missions des EPN de Wallonie

par Jean-Luc Manise le 14 janvier 2014

Mode opératoire :
Réalisation par et pour les acteurs du réseau des EPN en deux temps de rencontre.

Date

Les vendredis 31 janvier & 28 février de 9h30 à 12h30 à Technofutur TIC

Objectif

Réalisation d’un livre blanc synthétisant les différentes pistes d’action possibles sur la thématique : « Les EPN et les animateurs multimédia aujourd’hui : quels rôles, quelles missions, quels statuts, quels moyens  ? »

Faire le point

Dans l’esprit de beaucoup, du public et des pouvoirs subsidiants, le rôle des EPN est de moins en moins clair. Au pire, ils sont considérés comme de simples centres de ressources numériques, au mieux, comme des fournisseurs de formations techniques. Or le rôle des EPN est infiniment plus riche. Il s’agit d’utiliser le numérique pour rassembler des gens autour d’un projet. Il s’agit bien sûr de lutter contre l’exclusion numérique, mais peut-être et de plus en plus surtout de favoriser l’inclusion numérique.

Revaloriser les EPN

En prolongement de la table ronde sur l’avenir des EPN qui s’est tenue le 14 novembre dernier à Namur et de la 10ème rencontre des EPN de Wallonie à Malmédy le 29 novembre, le CESEP a le plaisir de vous inviter à un atelier participatif où sera ébauché un livre blanc sur la nécessaire redéfinition du rôle et des missions des EPN, et sur leur nécessaire revalorisation par les pouvoirs publics.

Les pistes de travail

Dans un premier temps, nous vous invitons, acteurs de l’EPN, à réagir par rapport aux pistes de travail dégagées qui se sont dégagées des précédentes rencontres et à nous faire part de toutes vos idées, questions, suggestions, réflexions autres ayant trait à la redéfinition des rôles et missions des EPN.

1. L’EPN devrait pouvoir être considéré comme espace citoyen « neutre », ouvert à tout public et pas seulement aux citoyens précarisés ou à la recherche d’un emploi.

2. Créés au départ en tant que lieux d’accès pour réduire la fracture numérique, les EPN ne doivent pas être réduits au seul concept de local de formation informatique. Ils n’ont pas pour fonction de promouvoir les techniques mais d’encourager les bonnes pratiques pour plus de bien-être et d’insertion du citoyen, pour des accès à l’emploi plus facile, pour une culture numérique pour tous

3. Il ne s’agit plus de parler de fracture numérique, mais bien de mettre à l’ordre du jour le concept d’inclusion en tant que processus permanent d’appropriation des techniques, donc sans curseur fixe entre les « inclus » et les « exclus ». De lieu d’accès, on devrait s’orienter vers des structures de services à dimension territoriale.

4. Partant du concept de guichet, on pourrait imaginer leur déclinaison en fonction de la taille de l’EPN et du type d’activités qui y sont menées : centre de ressources numériques, information et conseil citoyen, formation des acteurs locaux, veille territoriale, support à destination des dispositifs EPN plus petits, conseil pour le tissu associatif.

5. Ces guichets numériques seraient au service de citoyens confrontés en permanence avec des problématiques et des questions liées au numérique : sécurité, virus, protection des données, recherche critique de l’information, accès aux services en ligne, comparaison des offres des fournisseurs d’accès,…

6. L’EPN aurait ainsi comme missions principales : l’inclusion numérique, la formation et l’animation territoriale.

Comment ?

Par le biais de la discussion ouverte sur le sujet dans l’Intranet Ning des EPN. Vos retours d’expérience, les projets de partenariats, l’état du maillage numérique de votre territoire sont autant autant d’éléments intéressants à mettre en évidence pour enrichir le livre blanc. Lors du séminaire du vendredi 31 janvier, nous ferons le point sur ces propositions et ces échanges. Le séminaire du 28 février poursuivra le travail entrepris en janvier et visera plus précisément à transformer en propositions de pistes d’actions concrètes pour les  EPN. Votre avis sur le Ning est donc très important que vous souhaitiez ou puissiez être présent lors de ces séminaires ou non. Pour participer aux deux séminaires : Inscrivez-vous dès maintenant via Ning ou par mail à l’intention de jlm (at) cesep.be. Attention, le nombre de places est limité.

Fermé |

148 EPN dans le Réseau !

par Eric Blanchart le 6 janvier 2014

folder.jpgAvec la labellisation aujourd’hui de l’Espace Public Numérique de la Ville du Roeulx et les labellisations de Grace-Hollogne et de Neufchâteau lors de la Rencontre des EPN, le Réseau des EPN de Wallonie compte actuellement 148 EPN et 103 communes !




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